L’Appartement témoin de Tatiana de Rosnay

Bonjour à tous !

       J’ai un peu déserté le blog ces derniers temps puisque j’avais momentanément perdu la motivation d’écrire dessus mais je n’avais pas non plus l’intention de l’abandonner totalement, je vous rassure ! Je pense que je vais reprendre à mon rythme sans me fixer de contrainte particulière pour garder le plaisir de vous partager mes avis. 🙂

    Bref, trêve de blabla, je profite d’une des dernières masses critiques de Babelio grâce à laquelle j’ai gagné L’Appartement témoin pour revenir. Tatiana de Rosnay étant une de mes auteures française préférée, il me tardait de découvrir un autre de ses romans !

Résumé :

      L’apprentissage de la vie est-il une question d’âge  ? Le regard acide d’un proche, des événements aussi inattendus qu’étranges peuvent modifier une existence. Entraîné de New York à Venise sur les traces d’une femme mystérieuse, le héros de cette histoire, un quinquagénaire blasé, découvrira-t-il enfin le bonheur perdu dont la nostalgie n’a cessé de le poursuivre  ?

Mon avis :

          Ce roman est le tout premier écrit par cette auteure bien qu’il n’ait été réédité qu’en 2011 et sorti en livre poche cette année. Comme le dit la dernière de couverture, on sent que ce roman porte déjà les prémices de ce qui deviendra les thèmes récurrents de chacun de ses romans : le secret, le mystère et les souvenirs liés à des lieux bien précis. Nous suivons notre protagoniste dont on ne connait pas le nom, approcher lentement de la soixantaine et remettre toute sa vie en question à la suite d’une vision qui le hante depuis son changement de logement. Celui-ci va alors tenter de percer le sens de cette vision coûte que coûte. Au fur et à mesure  de cette quête, il va littéralement passer de révélation en révélation tant au niveau de ce mystère qu’au niveau de sa propre existence. Il va en effet s’ouvrir à l’art, aux voyages et à la « vraie vie », lui qui était alors englué dans son quotidien d’homme divorcé et père d’une jeune fille qui, à 18 ans, commence à se détacher peu à peu de lui. J’ai beaucoup aimé la première partie de ce roman où l’on voit le changement s’opérer sur ce personnage. Ce roman est surtout une quête initiatique et c’est ce que l’on comprend à la fin de celui-ci. En effet, si depuis le début du récit, on attend le point crucial de la confrontation entre la vision et la réalité, la fin du roman nous casse toutes ses attentes car elle laisse une fin ouverte à toutes interprétations. Malheureusement, cela est trop brutal après tout le suspens et les longueurs de la dernière partie pour être justifié. Finalement, nous ressentons très bien que c’est son premier roman car il y a beaucoup de maladresses que l’on ne retrouve pas dans ses prochains romans et qui laissent à celui-ci un goût d’inachevé.

En bref :

       Ce n’est certainement pas le meilleur roman que j’ai lu de cette auteure surtout pour la fin que je trouve décevante mais le caractère initiatique du récit et sa pertinence sur différents sujets comme l’amour ou la féminité ainsi que son côté mystérieux ont rendu ma lecture globalement plaisante.

      Si je devais vous conseiller d’autres romans de cette auteure : Rose et Le cœur d’une autre qui sont mes préférés ou Elle s’appelait Sarah dans un registre plus historique

Citations :

Je ne connais ni l’odeur, ni la saveur, ni la texture de l’amour. On ne tombe plus amoureux à cinquante-cinq ans. L’amour est synonyme de jeunesse, de beauté fraîche et juvénile. Voir deux vieillards s’embrasser est une vision d’horreur. Il est trop tard pour moi. Et pourtant, Dieu sait que j’ai rêvé de l’amour, de la femme, de cette Femme qui me captiverait d’un regard, d’un coup d’œil, d’un battement de cils, d’un battement de cœur…

Il remarqua que les Londoniens ne se regardaient pas dans la rue. A Paris, pensa-t-il, on est sans cesse observé, reluqué, jugé, que l’on soit homme ou femme, beau ou laid, riche ou pauvre ; on n’est jamais à l’abri de ce regard qui dissèque, analyse, déshabille des yeux, comprend en un éclair d’où viennent ces chaussures, cette montre, ce manteau, qui a coiffé ces cheveux, combien mesure ce tour de taille. « Les New-Yorkais se toisent avec sympathie, les Parisiens se scrutent sans pitié et les Anglais s’ignorent », se dit-il, amusé.

 

 

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2 réflexions sur “L’Appartement témoin de Tatiana de Rosnay

  1. Je suis d’accord avec toi ! J’ai trouvé l’idée de base sympa, et après le récit n’est pas du tout allé là où je l’attendais et j’ai été un peu déçue du résultat… Mais pour un premier roman, ce n’est pas complètement surprenant et puis elle a eu l’occasion de faire ses preuves plus tard 🙂

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