Les gens heureux lisent et boivent du café d’Agnès Martin-Lugand

Bonjour à tous,

       Je reviens aujourd’hui pour vous parler d’une auteure dont on entend beaucoup parler depuis un petit moment et qui tourne beaucoup sur la blogosphère : Agnès Martin-Lugand. Evidemment, j’ai commencé avec son premier roman : Les gens heureux lisent et boivent du café qui est celui qui l’a fait connaître et qui maintenant a même une suite.

Couverture Les gens heureux lisent et boivent du café

Résumé :

       « Ils étaient partis en chahutant dans l’escalier. J’avais appris qu’ils faisaient encore les pitres dans la voiture, au moment où le camion les avait percutés. Je m’étais dit qu’ils étaient morts en riant. Je m’étais dit que j’aurais voulu être avec eux. »
Diane perd brusquement son mari et sa fille dans un accident de voiture. Dès lors, tout se fige en elle, à l’exception de son cœur, qui continue de battre.
Obstinément. Douloureusement. Inutilement. Égarée dans les limbes du souvenir, elle ne retrouve plus le chemin de l’existence.
C’est peut-être en foulant la terre d’Irlande, où elle s’exile, qu’elle apercevra la lumière au bout du tunnel.

Mon avis :

         Je me suis lancée dans cette lecture sans rien connaître de l’histoire avec comme seul indice ce joli titre qui laisse à penser que le contenu du roman tournera autour de globalement : les gens heureux, les livres et du café. Je ne m’attendais donc pas à un sujet si triste abordé dès le début de celui-ci : le deuil que doit subir Diane après la perte de sa fille et de son mari dans un tragique accident de voiture. Au début de l’histoire, nous sommes plongés dans la tristesse de cette femme, jeune maman, femme épanouie, heureuse et patronne d’un café littéraire en plein centre de Paris qui a tout perdu du jour au lendemain. Celle-ci, plusieurs mois après, est encore  totalement perdue dans le dur chemin de la reconstruction, aidée seulement par son meilleur ami totalement excentrique : Félix. Pour s’échapper de la pression constante de son entourage et pour rendre hommage une dernière fois à son mari et à sa fille, elle décide sur un coup de tête de partir vivre en Irlande, dans un petit village isolé ou elle pense qu’elle pourra enfin être tranquille, seule avec son chagrin. C’était sans compter l’accueil chaleureux des irlandais et son mystérieux et brutal voisin de cottage qui l’agace constamment. Elle va, grâce à son nouveau domicile, apprendre à sortir de sa bulle peu à peu et s’ouvrir progressivement aux autres ce qui ne va pas plaire à tout le monde.
        Ce roman est typiquement le genre de roman feel-good qui se lit très rapidement et qui fait du bien au moral. On s’attache très vite aux personnages et à leurs histoires et on veut savoir comment cela va se terminer pour Diane.
     Si j’ai largement préféré le début de l’histoire, porteuse de beaucoup d’émotions et réellement touchante, j’ai un peu moins aimé la suite dans laquelle j’ai trouvé que les stéréotypes s’accumulaient en même temps que l’histoire s’accélérait beaucoup trop rapidement à mon goût. De plus, si l’auteure essaye de justifier le comportement souvent infecte d’Edward envers Diane, je n’ai pas trouvé ces justifications suffisamment valables et c’est ce qui m’a un peu rebuté dans la suite de ma lecture. Le reste du roman est quand même très agréable, on explore la vie irlandaise à travers les yeux de Diane et cela nous donne aussi une grande envie d’ouvrir un café littéraire aussi sympathique que « les gens heureux lisent et boivent du café ».

Bref, un joli roman qui se lit très vite, à emporter dans son sac de plage cet été par exemple 😉

Extrait :

– Maman, s’il te plaît?
– Clara, j’ai dit non.
– Allez, Diane. Laisse-la venir avec moi.
– Colin, ne me prends pas pour une imbécile. Si Clara vient avec toi, vous allez traîner, et on partira en vacances avec trois jours de retard.
– Viens avec nous, tu nous surveilleras!
– Certainement pas. Tu as vu tout ce qu’il reste à faire?
– Raison de plus pour que Clara vienne avec moi, tu seras peinarde.
– Maman!
– Bon, très bien. Filez! Oust! Je ne veux plus vous voir.
Ils étaient partis en chahutant dans l’escalier.
J’avais appris qu’ils faisaient encore les pitres dans la voiture, au moment où le camion les avait percutés. Je m’étais dit qu’ils étaient morts en riant. Je m’étais dit que j’aurais voulu être avec eux.

Juste avant le bonheur d’Agnès Ledig

Bonjour à tous !

        Aujourd’hui je vais vous parler d’un roman d’une auteur que j’avais vraiment hâte de découvrir car j’en ai entendu énormément de bien : Agnès Ledig. J’ai eu la chance de trouver son roman Juste avant le bonheur dans une brocante donc bien sûr, à 50 centimes le livre, j’ai sauté sur l’occasion ! 🙂

Couverture Juste avant le bonheur

 

Résumé :

       Cela fait longtemps que Julie ne croit plus aux contes de fée. Caissière dans un supermarché, elle élève seule son petit Lulu, unique rayon de soleil d’une vie difficile. Pourtant, un jour particulièrement sombre, le destin va lui tendre la main. Emu par leur situation, un homme généreux les invite dans sa maison du bord de mer, en Bretagne. La chance serait-elle enfin en train de tourner pour Julie ?

Mon avis :

        Il est très difficile de parler de ce roman sans le spoiler du coup je vais rester la plus évasive possible dans ma chronique. On pourrait séparer ce roman en deux parties. Dans la première, nous suivons Julie, jeune mère de célibataire de 20 ans qui subit chaque jour un boulot ingrat et un patron lubrique pour subvenir à ses besoins et à celui de son enfant. Un jour, un miracle nommé Paul, la cinquantaine, arrive dans sa vie et se prend de compassion pour la jeune fille.  Sans que lui même ne sache vraiment bien pourquoi, il lui propose de partir en Bretagne sur un coup de tête avec leurs deux fils respectifs, chacun ayant besoin de décompresser. Cette partie du roman est très légère et nous fait ressentir ce moment de détente que partage nos quatre personnages comme si nous étions avec eux à respirer le bon air pur de la mer. Puis, il y a la deuxième partie. Un événement survient alors que les personnages avaient réussi à réparer plus ou moins leurs plaies respectives. Le lien qui unit à présent cette presque famille va être, après ça, plus fort et essentiel que jamais. Cette partie est à l’inverse de la première beaucoup plus profonde et chargée en émotions. Il y est surtout question de reconstruction personnelle et de réflexion sur la vie et le bonheur lorsque le chemin qui y mène semble perdu à jamais. Je sais que ce roman est un coup de coeur pour beaucoup grâce à toutes les émotions qu’il transmet. Cependant, j’ai eu l’impression d’être insensible car je suis vraiment restée en surface et les émotions ne m’ont pas atteinte plus que ça. Je suppose que ce détachement est dû au fait que, par chance, je suis très loin de la situation des personnages et donc je ne peux pas m’identifier à la souffrance qu’ils subissent. Cependant, j’ai beaucoup aimé cette histoire quand même car je l’ai trouvé très bien écrite et narrée. Les personnages sont d’ailleurs tous très attachants même s’ils n’ont rien à voir, les uns avec les autres dans un premier abord ce qui est plutôt sympathique. J’ai retrouvé un peu la même veine que dans les romans de Tatiana de Rosnay dans lesquels les sujets difficiles et douloureux, sont transmis avec douceur et délicatesse. Enfin, je recommande ce roman à tous car les histoires de reconstruction personnelle sans réflexions moralisatrices, bons sentiments ni total drama sont toujours positives et font énormément de bien ! 🙂

Citations :

Ce n’est pas la vie qui est belle, c’est nous qui la voyons belle ou moins belle. Ne cherchez pas à vouloir atteindre un bonheur parfait, mais contentez-vous des petites choses de la vie, qui, mises bout à bout, permettent de tenir la distance.

L’empathie c’est de tendre la main à celui qui est dans le trou, ce n’est pas sauter dedans pour l’aider à remonter.

Un proverbe arabe dit : « ne baisse pas les bras, tu risquerais de le faire deux secondes avant le miracle ».

 

 

Nos faces cachées de Amy Harmon

Bonjour à tous, 

      Aujourd’hui je reviens avec la chronique d’un roman qui a affolé la blogosphère lors de sa sortie : Nos faces cachées de Amy Harmon. Son succès a été tel que je me suis jetée dessus pour le découvrir même si le résumé ne me tentait pas plus que ça, j’étais curieuse de découvrir la raison d’un tel engouement.

Couverture Nos faces cachées

Résumé :

    Ambrose Young est beau comme un dieu. Le genre de physique que l’on retrouve en couverture des romances. Et Fern Taylor en connaît un rayon, elle en lit depuis ses treize ans. Mais peut-être parce qu’il est si beau, Ambrose demeure inaccessible pour une fille comme elle. Jusqu’à ce qu’il cesse de l’être… Nos faces cachées est l’histoire de cinq amis qui partent à la guerre. L’histoire d’amour d’une jeune fille pour un garçon brisé, d’un guerrier pour une fille ordinaire. L’histoire d’une amitié profonde, d’un héroïsme du quotidien bouleversant. Un conte moderne qui vous rappellera qu’il existe un peu de Belle et un peu de Bête en chacun de nous…

Mon avis :

   Malheureusement, j’ai un avis très mitigé sur ce roman. Je ne peux pas dire que je ne l’ai pas apprécié car l’histoire en elle même et très prenante et addictive, ce qui fait que je n’ai pas lâché le roman surtout vers le milieu et ce, jusqu’à la fin. Cependant il y a beaucoup de choses que je n’ai pas apprécié au sein de l’écriture de l’auteur. J’ai notamment été gênée par le côté brouillon du début de ce roman avec ces retours répétés dans le passé qui m’ont fait presque abandonner la lecture. Mais il y a surtout ce côté moralisant américain très chrétien que je n’ai pas aimé et qui m’a gêné chez plusieurs personnages dont les principaux, Fern et Ambrose que je n’ai pas trouvé très intéressants du tout. C’est surtout le personnage de Bailey et son histoire que j’ai aimé, je pense que je n’aurais pas du tout accrochée à ce roman sans son humour caustique. Finalement tout est fait dans Nos faces cachées pour émouvoir le lecteur et c’est sûrement cela qui m’a le plus déplu : trop de bons sentiments, je trouve ça mielleux et ennuyeux. Je pense donc que ce livre a son public et ceux qui apprécient les histoires d’amour très sentimentales vont sûrement l’apprécier car sinon il n’aurait pas tant de succès. Je ne regrette pas cette lecture car il y a tout de même des moments qui m’ont fait réfléchir et qui m’ont touché mais je m’attendais à beaucoup plus que cela malgré tout.

Citations :

C’est pour ça que nous supportons tout. Que nous pensons que rien n’arrive au hasard. Nous espérons qu’il existe des choses que nous ne pouvons voir. Nous croyons qu’il y a des leçons à tirer de la perte, que l’amour est puissant et que nous portons en nous le potentiel d’une beauté si merveilleuse que nos corps ne peuvent la contenir.

– J’ai souvent pensé que la beauté était un frein à l’amour, répondit le père de Fern.
– Pourquoi?
– Parce qu’il nous arrive de tomber amoureux d’un visage et non de ce qu’il dissimule.

Concernant le challenge, ce roman m’a permis de rayer : un livre écrit par un auteur de sexe féminin ! 🙂

Every Day de David Levithan

Bonjour à tous !

       Aujourd’hui je reviens avec une chronique que j’avais hâte de vous faire, celle d’un des premiers romans en VO que je lis et celle aussi d’un gros coup de cœur, il s’agit d’Every Day de David Levithan. C’est en parcourant des blogs et des chaînes Youtube que j’ai connu ce roman qui, bien qu’il soit traduit en français,  sous le titre A comme Aujourd’hui (édition des Grandes Personnes) est passé totalement inaperçu. Pourtant il mériterait d’avoir autant de succès en France qu’aux Etats-Unis !

Couverture A comme aujourd'hui

Résumé :

    Chaque jour, A habite un corps différent et change de personnalité en fonction de son hôte. ll s’est habitué à cette situation, se fixant pour règle de ne jamais s’attacher. Mais tout change lorsqu’il se réveille dans le corps de Justin, 16 ans, et tombe amoureux de Rhiannon. Il refuse alors de laisser derrière lui la personne avec qui il veut vraiment passer le reste de sa vie.

Mon avis :

      Tout d’abord concernant la VO, je pense qu’il est très accessible à un niveau intermédiaire en anglais car c’est un vocabulaire plutôt quotidien et simple. En tout cas, je n’ai pas trop éprouvé de difficultés à le lire. Je l’ai même lu bien plus vite que je ne l’aurais cru au départ, sachant que je n’ai pas du tout l’habitude de lire en VO et que je commence seulement à m’y mettre. Bref, si vous vous sentez prêt à le lire en anglais, alors n’hésitez surtout pas car l’écriture de David Levithan est très agréable et poétique !
       Concernant le livre maintenant, c’est simple, je trouve que c’est un des livres pour adolescents/jeunes adultes les plus complets que j’ai jamais lu car il aborde tout un panel de sujets proche des adolescents avec un réalisme et une tendresse qui rendent cette lecture très profonde. A est tellement touchant qu’il est impossible de ne pas le prendre en compassion et de ne pas se demander ce qu’on ferait nous, si on devait changer de corps tous les jours et mener une vie sans aucune attaches. Sa relation avec Rhiannon est aussi émouvante que déchirante et j’ai trouvé que la fin lui rendait vraiment honneur. J’ai plus qu’aimé ce roman qui est selon moi un véritable hymne à la tolérance et à l’amour. La seule chose que j’ai regretté c’est la toute dernière page de l’histoire car elle m’a laissée assez perplexe, mais je ne vais pas vous spoiler !
      Au final, c’est un roman que je vous recommande très très vivement ! J’ai maintenant très envie de lire le roman qu’il a écrit en collaboration avec John Green : Will & Will ! Si quelqu’un l’a déjà lu, dites moi ce que vous en avez pensé ! 🙂

Citations:

Chaque jour, je suis quelqu’un d’autre. Je suis moi-même – je sais que je suis moi-même -, mais je suis aussi un autre.
Et c’est comme ça depuis toujours.

L’amour vous donne envie de réécrire le monde. Il vous donne envie de choisir les personnages, de construire le décor, de mener l’intrigue. Celui ou celle que vous aimez est assis en face de vous, et vous voulez alors faire tout ce qui est en votre pouvoir pour que l’amour soit possible, indéfiniment possible. Et lorsqu’il n’y a que vous deux, seuls dans une pièce, vous pouvez vous imaginer que vous touchez enfin au but, ce jour-là, et pour toujours.

C’est une erreur de considérer le corps comme une simple enveloppe. Il est aussi actif que l’esprit, que l’âme. Et plus on lui cède du terrain, plus il rend votre vie difficile.
J’ai occupé le corps de boulimiques, d’anorexiques, de toxicomanes.

Si je reste de Gayle Forman

Bonjour à tous !

      Aujourd’hui je vais vous parler d’un roman qui traînait depuis un bon bout de temps dans ma bibliothèque : Si je reste de Gayle Forman. Je ne sais pas pourquoi je ne me suis jamais lancée dans cette lecture auparavant car j’en ai toujours entendu du bien et puis c’est loin d’être un gros pavé mais, à l’approche de la sortie du film, je m’y suis enfin mise !

Couverture Si je reste

Résumé :

        Mia a 17 ans, un petit ami que toutes ses copines lui envient, des parents un peu excentriques mais sympas, un petit frère craquant, et la musique occupe le reste de sa vie. Et puis… Et puis vient l’accident de voiture. Désormais seule au monde, Mia a sombré dans un profond coma. Où elle découvre deux choses stupéfiantes : d’abord, elle entend tout ce qu’on dit autour de son lit d’hôpital. Ensuite, elle a une journée seulement pour choisir entre vivre et mourir. C’est à elle de décider. Un choix terrible quand on a 17 ans.

Mon avis:

         Comme pour Nos étoiles contraires, j’attendais certainement un peu trop de ce roman. J’espérais une lecture très bouleversante, mais ce n’était pas le cas. Certes, pour un livre qui se dit « le plus émouvant depuis Twilight » c’est réussi, car je ne vois absolument pas en quoi Twilight est émouvant, donc, si l’on doit comparer, Si je reste l’est forcément un peu plus…En tout cas, il m’a manqué quelque chose dans ce roman. J’ai l’impression que souvent  l’histoire restait en surface ce qui est vraiment dommage car elle avait du potentiel. Si je reste est selon moi trop court et surtout pas assez développé, il se lit vraiment très rapidement ce qui est même surprenant mais, moi, il m’a laissé sur ma faim. Surtout que la fin tombe comme un cheveux sur la soupe ce qui m’a déçue plus que tout le reste.
Ne restons pas sur un avis purement négatif, je ne dirais pas non plus que c’est un mauvais roman, loin de là. J’ai globalement passé un bon moment avec ce livre, certains passages sont assez durs et émouvants tout de même. Ma gêne vient certainement du fait que je n’ai pas réussi à m’attacher aux personnages et surtout à Mia qui, selon moi, est un peu trop transparente (sans jeu de mot avec sa condition de fantôme dans le livre 🙂 ) car elle manque vraiment de caractère. Je pense que j’irais voir le film pour voir s’ils ont réussi à donner un peu plus de consistance à cette histoire et je lirais certainement aussi la suite : Là où j’irais, qui est un peu mieux d’après ce que l’on m’en a dit. Une dernière chose : surtout si vous avez l’édition de poche avec la préface, ne la lisez pas car elle va vous spoiler TOUT le livre et cela gâche d’avance toute la lecture, j’en ai fait l’expérience ! 

Voilà n’hésitez pas à me dire si vous avez pensez la même chose que moi de ce livre ou le contraire ! 😀

Extrait :

 N’ayez aucun doute, elle vous entend, dit-elle. Elle se rend compte de tout ce qui se passe. » …..  » Vous croyez que tout dépend des médecins, ou de infirmières, ou de cet équipement? poursuit-elle en tendant la main vers le mur d’appareils médicaux. Eh bien, non. C’est elle qui mène le jeu. Alors, parlez-lui. Dites-lui qu’elle peut prendre tout le temps qu’elle veut, mais qu’elle revienne. Vous l’attendrez. »

Avant toi de Jojo Moyes

Bonjour à tous !

       Je suis ravie de vous partager cette chronique aujourd’hui, surtout que je l’écris sous le soleil du Pays Basque ! 😀 Je vais vous parler de Avant toi, un roman de Jojo Moyes qui m’a beaucoup ému et pour lequel j’ai eu un vrai coup de cœur !

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Résumé :

       Quand Lou apprend que le bar où elle est serveuse depuis des années, met la clé sous la porte, c’est la panique. En pleine crise, dans ce trou paumé de l’Angleterre, elle se démène pour dégoter un job qui lui permettra d’apporter à sa famille le soutien financier nécessaire. On lui propose un contrat de six mois pour tenir compagnie à un handicapé. C’est alors que la jeune femme découvre Will, un jeune tétraplégique qui rêve de mettre fin à ses jours. Lou n’a que quelques mois pour le faire changer d’avis.

Mon avis :

      Quand j’ai commencé ce roman j’étais surprise de voir à quel point cela ressemblait au film Intouchable. Nous suivons Will, un jeune homme de bonne famille, devenu tétraplégique à la suite d’un accident deux ans auparavant. Lou, une jeune femme peu sûre d’elle et très casanière, va être embauchée pour lui tenir compagnie mais surtout lui redonner goût à la vie. Sauf que ceci n’est pas une chose simple car Will ne va pas accepter Lou aussi facilement et lui manifestera au départ une animosité non masquée. Cependant Lou et Will n’auront pas d’autres choix que d’apprendre à se connaître davantage… J’ai vraiment été surprise d’apprécier autant ce roman car cela aurait vraiment pu tomber dans les clichés et la niaiserie mais loin de là, l’auteur a une manière de décrire l’handicap de Will dans son ensemble, autant sur le plan émotionnel que relationnel et physique et cela lui confère une justesse indubitable. De plus loin d’être superficiel, il traite aussi de sujets plutôt « tabou » comme l’aide au suicide ou le viol. Mais ce roman est surtout un hymne à l’accomplissement de soi à travers le personnage de Lou qui va s’épanouir tout au long du roman. La relation entre Will et Lou est très touchante car chacun des deux a un effet positif sur l’autre et c’est sûrement ce qu’il y a de plus beau dans ce roman. Les deux personnages sont touchants chacun à leur manière et personnellement j’ai adoré l’humour de Will toujours très cynique ! J’ai autant apprécié l’histoire que la plume de l’auteur. Elle a même réussi à me faire verser quelques larmes… C’est impossible de rester indifférent face à cette histoire. La comparaison avec Intouchable s’arrête au sujet traité car ce roman est largement plus poignant ! Je le conseille à tous sans hésitation 🙂

Citations :

J’allais de voir remplir tous ces petits rectangles blancs d’une multitude de choses même de faire naître la joie, le contentement, la satisfaction ou le plaisir. J’allais devoir y inscrire toutes les expériences possibles et imaginables qu’un homme privé de l’usage de ses bras et de ses jambes peut rêver de vivre.(…) Et ensuite j’allais devoir convaincre Will.

Ne vous inquiétez pas. Les dames peuvent prendre le taxi sans risque avec moi.
– Quoi ?
– Si vous craignez qu’il ne s’agisse d’une ruse pour vous séduire, il vous suffit de me débrancher.

Le cœur d’une autre de Tatiana de Rosnay

Bonjour à tous !

        Aujourd’hui je vais vous partager mon avis pour Le cœur d’une autre de Tatiana de Rosnay. Cette auteur fait certainement partie de mes auteurs favoris sûrement parce que chacun de ses romans que j’ai lu ne m’ont jamais déçus que ce soit Elle s’appelait Sarah, Moka ou Rose, et celui-ci ne déroge pas à la règle. Je pense que c’est même mon préféré avec Elle s’appelait Sarah même si les deux sont très différents, le premier étant beaucoup plus léger que le second.

Couverture Le Coeur d'une autre

Résumé :

     Bruce, un quadragénaire divorcé, un peu ours, un rien misogyne, est sauvé in extremis par une greffe cardiaque. Après l’opération, sa personnalité, son comportement, ses goûts changent de façon surprenante. Il ignore encore que son nouveau coeur est celui d’une femme.
Mais quand ce coeur s’emballe avec frénésie devant les tableaux d’un maître de la Renaissance, Bruce veut comprendre.
Qui était son donneur ?
Quelle avait été sa vie ?
Des palais austères de Toscane aux sommets laiteux des Grisons, Bruce mène l’enquête.
Lorsqu’il découvrira la vérité, il ne sera plus jamais le même…

Mon avis :

           Je trouve que Tatiana de Rosnay a un don pour choisir ses sujets et raconter une histoire prenante tout en restant fine et juste. La tendresse et la douceur traversent chacun de ses romans mais cela ne dégouline jamais de bons sentiments. Dans ce roman Nous suivons Bruce évoluer et changer progressivement après sa greffe du cœur. J’ai adoré cette intrigue pleine de mystère que nous livre Tatiana de Rosnay, cette recherche sur son donneur et sur sa nouvelle personnalité, qui était selon moi, ancré en lui auparavant et parvient à s’affirmer avec ce nouveau coeur. Ce que j’ai beaucoup aimé aussi, c’est qu’une partie du roman se déroule en Toscane et comme vous le savez, l’Italie me fait rêver, en plus je trouve que c’est le lieu idéal pour le déroulement de l’intrigue. C’est une histoire vraiment touchante mais qui fait réfléchir aussi. Est-ce-que l’on peut vraiment changer de personnalité, de perception des choses si l’on change de cœur ou est-ce-que c’est plutôt le fait d’être sauvé par autrui qui peut nous faire changer, c’est toute la question que pose cette histoire. Au final c’est un roman qui m’a vraiment plu. Il se lit très bien grâce à une écriture toute en légèreté et en fluidité. Encore une belle histoire imaginée par Tatiana de Rosnay, si vous n’en avez jamais lu, n’hésitez surtout pas à la découvrir ! 🙂

Citations :

« J’avais deux femmes, à présent, dans ma vie. Une brune qui me faisait la gueule et une blonde qui m’avait donné son cœur. »

« Je ne serai jamais rassasié de toi. Cette faim qui me ronge m’est inconnue. Elle m’a prit au cœur comme si on m’avait poignardé. Elle me bouleverse, me blesse aussi, en s’attaquant à moi comme une maladie. Elle s’est infiltrée dans mon système immunitaire. Mes anticorps ont été vaincus comme de pauvres soldats inutiles. Je suis malade de toi. »

Je lui dois la vie, et le goût de la vie. Comment lui dire merci, puisqu’elle n’est plus sur terre?

Nos étoiles contraires de John Green

Bonjour à tous !

        Aujourd’hui je vais vous parler d’un roman que vous connaissez sûrement tous, car c’est un peu LE livre du moment et qu’en plus le film va bientôt sortir au cinéma (le 20 août) ! Il s’agit bien sûr de Nos étoiles contraires de John Green. J’ai horreur de commencer un livre en ayant peur d’être déçue, c’est pour cela que j’ai toujours une appréhension en lisant de gros succès dont tout le monde parle. J’ai essayé de mettre cette peur de côté mais je suis sûre que je ne l’ai pas lu de la même manière que je l’aurais fait s’il n’avait  pas été aussi populaire ce qui est vraiment dommage mais ça ne m’a pas empêché de l’apprécier malgré tout !

Couverture Nos étoiles contraires

Résumé :

        Hazel, 16 ans, est atteinte d’un cancer. Son dernier traitement semble avoir arrêté l’évolution de la maladie, mais elle se sait condamnée. Bien qu’elle s’y ennuie passablement, elle intègre un groupe de soutien, fréquenté par d’autres jeunes malades. C’est là qu’elle rencontre Augustus, un garçon en rémission, qui partage son humour et son goût de la littérature. Entre les deux adolescents, l’attirance est immédiate. Et malgré les réticences d’Hazel, qui a peur de s’impliquer dans une relation dont le temps est compté, leur histoire d’amour commence… les entraînant vite dans un projet un peu fou, ambitieux, drôle et surtout plein de vie.

Mon avis :

      J’avais hâte de découvrir l’écriture de John Green, tant adulée par tous et je dois reconnaître qu’il a un véritable talent pour raconter une histoire aussi bouleversante sur un sujet aussi sensible en y insérant une forte dose d’humour et même parfois de l’humour noir. Cela donne un peu de légèreté et de cynisme à cette histoire qui paraît pourtant bien sombre et c’est certainement ce qui a fait son succès. J’ai préféré le personnage d’Augustus à celui d’Hazel car j’ai trouvé celle-ci parfois très énervante mais les deux se complètent et c’est ce qui fait toute leur alchimie. Si leur maladie est au cœur du roman et s’insinue à chaque fois dans l’histoire, c’est leur amour qui prendra le dessus sur tout. Ils sont essentiels l’un à l’autre. Le personnage d’Isaac est aussi attachant que les deux autres et à eux trois, ils forment juste le trio parfait ! Ce roman est écrit avec une profonde justesse. Jamais je n’ai eu l’impression d’être dupée par l’auteur car ce n’est ni tout noir ni tout blanc mais un mélange des deux. John Green derrière un récit entièrement fictionnel, nous confronte à la réalité pure et dure et c’est ce qui fait toute la beauté de Nos étoiles contraires.
     Je n’ai malheureusement pas été aussi touchée que je l’aurais espérée, certainement parce que j’en attendait trop, mais cela reste un gros coup de cœur quand même. Si vous ne l’avez pas encore lu, alors foncez ! Quant à moi, il me tarde d’aller le voir au cinéma, la bande annonce me fait déjà rêver !

Citations :

« Je suis tombée amoureuse pendant qu’il lisait, comme on s’endort : d’abord doucement et puis tout d’un coup. »

« Sans souffrance, comment connaitre la joie ? Un point de vue que j’avais toujours trouvé d’une stupidité et d’un manque de finesse inouïs. Pour le démontrer, il suffisait de dire que, même si le brocoli existe, ça n’empêcherait pas le chocolat d’être bon. »

Sauf qu’on sait tous les deux que « OK » est un mot extrêmement provocateur. Il DEGOULINE de sensualité.

Pauline d’Alexandre Dumas

Re bonjour !

        Me revoici pour une chronique d’un roman classique que j’avais envie de lire depuis très longtemps : Pauline. J’avoue que c’est parce qu’il porte mon nom que je l’ai repéré car je ne le connaissais pas du tout et cela a piqué ma curiosité mais ce n’est quand même pas la seule raison. Il faut surtout dire que Dumas est un des auteurs classiques que je souhaitais découvrir le plus.  Etant donné que les œuvres les plus connues de celui-ci sont des pavés assez conséquents, j’ai préféré commencer par un roman plus court, et, en plus, la quatrième de couverture m’a donné encore davantage l’envie de le découvrir

Couverture Pauline

Résumé:

       Quel est le secret que cache Pauline ? Pourquoi fuit-elle le regard d’autrui ? Quel drame creuse son visage et altère son teint ?  » Personne n’ignore par expérience que le danger inconnu est mille fois plus saisissant et plus terrible que le péril visible et matérialisé « , confie Pauline. En épousant le comte Horace de Beuzeval, la jeune femme a signé son arrêt de mort : chaque jour est devenu synonyme d’angoisse et d’effroi… 

Mon avis :

        Pauline est un des premiers romans de Dumas mais il n’est pas l’un de ses plus connus. On dit que c’est un peu l’avant goût du Comte de Monte-Cristo.  Pauline est inscrit dans la veine du roman gothique.
         L’univers avait toutes les chances de me plaire avec du mystère, des secrets, des histoires de brigands, des aspects qui le rapprochent aussi du romantisme, et bien… le charme a opéré ! Dans ce roman, plusieurs récits sont enchâssés, on a donc la situation initiale et un retour dans le passé ce qui fait planer un certain suspens tout au long du roman.  On attend, comme dans une enquête, la résolution de l’énigme avec impatience. Étant donné que j’adore ce genre d’univers, je suis vraiment entrée dans le roman, certains passages m’ont tenu en haleine, d’autres m’ont fait frissonner. Les personnages sont attachants, bien que le roman soit très cours (180 pages environ), leurs personnalités et leurs caractères sont assez bien développés, ce qui rend l’histoire vraiment prenante. Peut-être un petit regret qu’il ne soit pas plus long finalement, pour développer certains aspects qui ne le sont pas davantage, comme les personnages secondaires, mais bon ce n’était pas essentiel non plus. Et bien sûr, pour finir, l’écriture de Dumas est magnifique et pourtant pas du tout difficile à lire, en tout cas pour ma part, je l’ai lu très vite et avec beaucoup de plaisir !
      Bref ce roman m’a encore plus donné l’envie de lire d’autres romans d’Alexandre Dumas, surtout Le Comte de Monte-Cristo qui est celui qui me tente le plus ! Je recommande Pauline à ceux qui, comme moi, veulent s’initier à cet auteur mais aussi à ceux qui voudraient découvrir d’autres de ses œuvres, un peu moins connues.

Citations :

Cette femme étrange, pareille à une de ces fées qui se penchent au bord des torrents et font flotter leur écharpe dans l’écume des cascades, s’inclina sur le précipice et passa comme par miracle, mais pas si rapidement encore que je ne puisse entrevoir son visage calme et doux, quoique pâle et amaigri par la souffrance.

Il y a des destinées qui peuvent ne se rencontrer jamais, mais qui dès qu’elles se rencontrent, ne doivent plus se séparer.

Le Coeur Cousu de Carole Martinez

Bonjour à tous !

         Aujourd’hui je vais vous parler d’un roman d’une auteur espagnole que je voulais découvrir depuis longtemps : Carole Martinez. Malheureusement, j’ai pris beaucoup de temps à lire ce roman, non pas parce qu’il était ennuyant mais surtout car je l’avais commencé avant de devoir lire mes lectures pour les cours. Ce à quoi il faut ajouter son format assez conséquent : 440 pages . Néanmoins cela ne m’a pas gênée car j’ai beaucoup apprécié cette histoire.

Couverture Le coeur cousu

 

Résumé :

     Dans un village du sud de l’Espagne, une lignée de femmes se transmet depuis la nuit des temps une boîte mystérieuse…
Frasquita y découvre des fils et des aiguilles et s’initie à la couture. Elle sublime les chiffons, coud les êtres ensemble, reprise les hommes effilochés. Mais ce talent lui donne vite une réputation de magicienne, ou de sorcière. Jouée et perdue par son mari lors d’un combat de coqs, elle est condamnée à l’errance à travers une Andalousie que les révoltes paysannes mettent à feu et à sang. Elle traîne avec elle sa caravane d’enfants, eux aussi pourvus – ou accablés – de dons surnaturels.

Mon avis :

      C’est un roman assez surprenant, je ne savais pas bien à quoi m’attendre en lisant la quatrième de couverture, entre une histoire fantastique, une saga familiale, un récit de voyage initiatique… En fait ce roman se lit comme un conte, il regroupe plusieurs fables pleines de poésie, avec une certaine dose de fantastique mais tout en légèreté. Carole Martinez emploie ces figures fantastiques à travers des métaphores. L’exemple le plus flagrant est le personnage de l’ogre qui m’a d’ailleurs totalement épouvantée. Pour rappeler le titre, les histoires peuvent sembler parfois décousues mais elles ont toutes un fil conducteur. C’est un roman patchwork, il y a sans arrêt des retours dans le passé, des rappels du présent par la narratrice qui n’est autre que la fille benjamine de Frasquita ou même des présages du futur. Les thèmes abordés, parfois très durs, se concentrent sur la figure de la féminité que ce soit la maternité, le lien entre les femmes dans une famille etc. Certaines longueurs m’ont parfois un peu rebutée dans ma lecture car je n’aime pas le sentiment de traîner et de voir les pages se tourner. Néanmoins, toutes ces histoires sont très prenantes et nous font voyager avec les personnages dans des contrées exotiques. Enfin il faut surtout dire qu’elles sont écrites avec une plume magnifique.

Bref je recommande cette lecture à tout le monde, si vous souhaitez être transporté avec Frasquita et ses six enfants, dans cette caravane pour un voyage à travers l’Andalousie.

Extrait: 

      Les mains des conteuses sont des fleurs agitées par le souffle chaud du rêve, elles se balancent en haut de leurs longues tiges souples, fanent, se dressent, refleurissent dans le sable à la première averse, à la première larme, et projettent leurs ombres géantes dans des ciels plus sombres encore, si bien qu’ils paraissent s’éclairer, éventrés par ces mains, par ces fleurs, par ces mots.
Anita ne sait plus lire, elle a oublié, elle s’est soudain refusée aux mots écrits. Elle dit que l’écriture enterrera les mains des conteuses et qu’aucune voix ne nous guidera plus dans les ténèbres du mythe. Les lettres écrites, ces courbes, cette encre, ces mots morcelés, pourriront sur les feuilles, mémoire morte. Les contes seront oubliés. Pour elle, tout livre est un charnier. Rien ne doit être inscrit ailleurs que dans nos têtes.Elle a des contes tatoués sur les lèvres.