La BD Sambre de Bernard Yslaire, entre révolution et amour interdit

Bonjour à tous !

           Un petit mot tout  d’abord pour vous dire que je ne vous oublie pas, loin de là. Je suis vraiment désolée de ne pas poster aussi régulièrement qu’avant sur le blog mais en ce moment j’ai peu de temps et en plus je suis bloquée dans mes lectures puisque j’avance très doucement dans La vérité sur l’affaire Harry Québert ce qui est paradoxal puisque je l’aime beaucoup ! 🙂
      Bref me revoilà donc aujourd’hui pour vous parler de la série Sambre qui est relativement connue par les amateurs de BD puisque j’en ai pas mal entendu parler sur la toile. La série principale (puisqu’il y a des annexes) comprend six tomes écrits sur plus de vingt ans et sa parution continue toujours aujourd’hui (le septième paraît le 28 septembre) J’ai déjà lu les cinq premiers tomes de la série principale et bien que je reste mitigée, cette BD est loin de me laisser indifférente !

Couverture Sambre, tome 1 : Plus ne m'est rien...

Résumé :

      « C’est l’histoire d’une famille déchirée par la mort, la haine et les passions. Nous sommes au XIXe siècle, en 1847, au temps de Louis-Philippe. Le père Sambre, prénommé Hugo, vient de mourir. Sa veuve ne semble guère affectée… »

Mon avis :

     Comme je l’ai dit, mon avis reste réservé sur la BD car je ne suis pas aussi prise par l’histoire que je ne l’aurais voulu et je la trouve parfois un peu trop glauque à mon goût. Malgré tout, elle ne cesse de me rendre curieuse et j’ai quand même très envie de savoir ce qu’il y a derrière cette mystérieuse histoire de famille. Sambre est avant tout une BD historique et retrace les affres des mouvements révolutionnaires du XIXe siècle. Nous suivons la famille aristocratique des Sambre qui semble cacher un profond mystère. Hugo Sambre, le père de la famille se suicide en laissant derrière lui une oeuvre à laquelle il a consacré sa vie : La Guerre des yeux, une histoire de haine et de vengeance envers les personnes aux yeux rouges dont il se méfiait viscéralement. Bernard le fils, va s’éprendre de Julie, jeune fille braconnière aux yeux rouges et réveille ainsi la malédiction qui pèse sur la famille Sambre. Les amoureux sont alors voués à une terrible tragédie. L’histoire de Sambre est donc une histoire d’amour interdite à la Roméo et Juliette, sous fond historique de mouvements révolutionnaires. C’est une histoire très riche et très dure qui nous emmène de mystère en mystère. Les dessins collent parfaitement à l’histoire, réalistes et sombres, ils nous font ressentir parfaitement l’agitation des passions de l’époque entre soif de liberté et haine de l’aristocratie. Le côté historique prend souvent le dessus sur l’histoire des Sambre et parfois il m’arrive de me perdre sur la symbolique des personnages.Je vais tout de même poursuivre mon exploration de l’univers Sambre avec les prochains tomes et les annexes sur les autres membres de la famille qui, je l’espère, pourront répondre aux questions que je me pose. En tout cas, je recommande cette série à tout ceux qui aiment les BD historiques et réalistes car celle-ci est vraiment un classique du genre !

Extrait :

 

sambre

     Concernant le challenge 2016, cette bande-dessinée m’a permis de rayer : une bande-dessinée ou un manga ! 🙂

Changer la vie d’Antoine Audouard

Bonjour à tous !

     Me revoilà aujourd’hui pour une chronique d’un livre que Babelio m’avait gentiment envoyé pour que j’en fasse la chronique, il s’agit d’un roman d’un auteur français que je ne connaissais pas jusqu’à maintenant : Changer la vie d’Antoine Audouard !

Résumé :

     1981. Les murs de Paris se couvrent des affiches du candidat Mitterrand, avec le slogan socialiste «changer la vie». André et son ami François ont une vingtaine d’années. Par tempérament, fidélité ou rébellion, ils participent à la grande fête du 10 mai.
L’occasion leur étant donnée de passer l’été à New York, les deux amis s’y précipitent, persuadés de croiser Bob Dylan dans le Village ou de rencontrer Lou Reed au Max’s Kansas City. Tandis que François s’éclipse dans les recoins de la scène gay new-yorkaise, André, guidé par la jolie Giulia et par son employeur, Logan, gauchiste devenu patron d’une maison d’édition marginale, découvre le rythme frénétique de la «ville qui ne dort jamais»…
Roman d’apprentissage, roman des illusions, des déceptions,Changer la vie est porté par une allégresse d’écriture nourrie par sa bande-son : un medley de titres rock impeccablement enchaînés, qui communique au lecteur son énergie et son goût de vivre.

Mon avis :

     Ce qui m’a beaucoup plu dans ce roman, c’est que son cadre est dans la majorité situé à New-York, ville dans laquelle le protagoniste part le temps d’un été au début des années 80 pour changer de vie plein d’insouciance. On y retrouve donc dépeint le New-York de cette époque : sa culture, son activité et ses bouleversements, et moi qui aime beaucoup cette ville j’ai aimé me plonger dans cette fresque. Cependant,  si l’histoire en elle même est plutôt plaisante car le protagoniste à qui il arrive de nombreuses péripéties nous est finalement très sympathique, il faut déjà passer outre le style quelque peu déroutant de l’auteur. En effet, le langage est très oral et surtout, il y de nombreux anglicismes, voir même très souvent des dialogues presque écrit entièrement en anglais, ce qui m’a un peu énervée au début mais au final je suis quand même entrée dans l’histoire. Je ne dirais pas non plus que ce roman restera marqué dans ma mémoire mais si vous aimez New-York et sa culture (de très nombreuses références musicales y sont insérées), je pense que ce roman peut vous faire passer un bon moment !

Citations :

Notre seul choix, c’est de chercher sur quelle bande-son nos rêves se briseront un par un et quelle quasi invisible pièce de tissu nous avons par notre misérable existence ajouté au grand quilt de la vie sur terre.

La vie, c’est ce qui arrive aux autres tandis que je m’occupe à en rêver.

Concernant le challenge ce livre m’a permis de rayer : un livre dont le cadre est un lieu que vous avez toujours voulu visiter ! 🙂

84, Charing Cross Road de Helene Hanff

Bonjour à tous !

      Aujourd’hui je vais vous parler de 84, Charing Cross Road écrit par Helene Hanff, un récit sous forme épistolaire, lettres échangées de 1949 à 1969 entre une romancière et scénariste New-Yorkaise passionnée, excentrique et quelque peu fauchée et une librairie de livres anciens située à Londres : Marks & Co. Ce livre plutôt culte m’a tout de suite donné envie car j’adore les livres qui parlent de livres et encore plus lorsqu’il s’agit de librairies.

Résumé : 

     Par un beau jour d’octobre 1949, Helene Hanff s’adresse depuis New York à la librairie Marks & Co., sise 84, Charing Cross Road à Londres. Passionnée, maniaque, un peu fauchée, extravagante, Miss Hanff réclame à Frank Doel les livres introuvables qui assouviront son insatiable soif de découvertes. Vingt ans plus tard, ils s’écrivent toujours et la familiarité a laissé place à l’intime, presque à l’amour. Drôle et pleine de charme, cette correspondance est un petit joyau qui rappelle avec une délicatesse infinie toute la place que prennent, dans notre vie, les livres et les librairies. Livre inattendu et jamais traduit, 84, Charing Cross Road fait l’objet, depuis les années 1970, d’un véritable culte des deux côtés de l’Atlantique.

Mon avis :

     Étant donné que je ne lis jamais les quatrièmes de couverture et que je me suis jetée dans l’oeuvre directement, je n’ai pas fait le lien entre la signataire des lettres et l’auteur du livre. J’ai donc compris seulement à la fin, qu’il s’agissait de lettres véritables qui n’avaient pas du tout de but littéraire au départ. Ceci m’a quelque peu gêné dans ma lecture car il y avait des détails que je trouvais plutôt superficiels ainsi qu’un style un peu spécial ce qui se comprend donc au final. Je pense cependant que ce petit livre peu ne pas être apprécié par tous, sauf par les amateurs de livres anciens ou de littérature en général ainsi que d’histoire car sinon, ce récit n’a pas énormément d’intérêt en soit. Cependant, moi qui adore les librairies, j’ai trouvé un véritable plaisir à cette lecture, j’ai adoré l’ambiance, le côté relation privilégiée entre les libraires et leurs clients et j’ai également partagé la joie de Helene Hanff à acquérir des livres qui lui sont tant précieux. L’authenticité de cette histoire et de cette relation épistolaire  m’a beaucoup touchée. Je lirais peut être la suite de l’histoire d’Hélène Hanff : La Duchesse de Bloomsbury Street ! 😉

Citations :

« Je pourrais CREVER ici avant que vous m’envoyiez quoi que ce soit à lire. Je devrais courir directement chez Brentano’s, et c’est ce que je ferais si tout ce que je recherche n’était pas épuisé. […] Qu’est-ce que vous faites de toute la sainte journée, vous restez assis au fond du magasin à lire ? Pourquoi vous n’essayez pas de vendre un livre à quelqu’un ? »

« J’adore les livres d’occasion qui s’ouvrent d’eux-mêmes à la page que leur précédent propriétaire lisait le plus souvent. »

Pour ce qui est du challenge, cette lecture m’a permis de rayer : « un livre avec un numéro dans le titre » ! 🙂

Rose de Tatiana de Rosnay

Bonjour à tous!

      Aujourd’hui je vais vous parler d’un roman de Tatiana de Rosnay. Après Moka et Elle s’appelait Sarah que j’avais beaucoup aimés, je me suis lancée dans Rose, un roman qui me tentait particulièrement car il portait sur l’histoire de Paris et plus précisément, les travaux haussmanniens.

Couverture Rose

Résumé:

    Paris sous le Second Empire. Les ambitieux travaux d’Haussmann détruisent des quartiers entiers, générant des milliers d’expropriations douloureuses. Loin du tumulte, Rose Bazelet mène une vie paisible, au rythme de sa lecture du Petit Journal et de ses promenades au Luxembourg. Jusqu’au jour où elle reçoit la fatidique lettre du préfet : sa maison, située sur le tracé du boulevard Saint-Germain, doit être démolie. Liée par une promesse faite à son mari, elle ne peut se résoudre à partir. Contre le baron, contre l’empereur, Rose va se battre pour sauver la demeure familiale qui renferme un secret jalousement gardé…

Mon avis:

      Encore une fois, Tatiana de Rosnay ne m’a pas déçue. Son récit m’a transporté. L’auteure a un vrai don pour retranscrire les sentiments de ses personnages et pour nous faire vivre l’histoire comme si on y était.
Même si je n’étais pas toujours d’accord avec le personnage principal, Rose, je me suis très vite attachée à elle et à sa maison si chère à son coeur.
Le récit est écrit sous forme de lettre que Rose envoie à son défunt mari ce qui nous fait encore plus pénétré dans l’intimité de celle-ci et  cela nous tient en haleine car il y a des coupures dans le récit et certains détails sont révélés petit à petit.

      Tatiana de Rosnay nous décrit à merveille le Paris avant et sous les travaux d’Haussmann, ce qui m’a énormément intéressé car je ne connaissais de ces travaux que les bons côtés: le progrès et la modernité. je ne m’imaginais pas que cela avait pu avoir des conséquences aussi terribles sur la vie des parisiens de cette époque.

Bref une histoire passionnante et une fin à la hauteur du roman!

Citations:

Vous êtes convaincu que le foyer d’une famille se résume à une somme d’argent. Pour vous, une maison n’est qu’une maison. Votre nom a lui seul est une ironie. Comment se peut-il que vous vous appeliez Haussmann ? En allemand, cela ne signifie-t-il pas « l’homme de la maison » ?

Cette maison est mon corps, ma peau, mon sang, mes os. Elle me porte en elle comme j’ai porté nos enfants.

La mer noire de Kéthévane Davrichewy

Bonjour à tous et bon 1er mai!

             Aujourd’hui je vais vous parler de La mer noire de Kéthévane Davrichewy une auteure franco-géorgienne qui a écrit de nombreux ouvrages pour la jeunesse. J’ai entendu de très bonnes critiques sur ce roman et ne connaissant que peu l’histoire de la Géorgie, j’ai eu envie de le lire pour en savoir un peu plus!

Couverture La mer noire

Résumé:

          En ce jour anniversaire de ses quatre-vingt-dix ans, la première pensée de Tamouna est pour Tamaz, son amour de jeunesse. Cet homme, qu’elle a rencontré l’été de ses quinze ans à Batoumi, et qu’elle n’a cessé d’attendre, devrait être le quarante et unième convive de la fête familiale qui se prépare. La longue journée anniversaire est comme la métaphore de la vie de Tamouna. Entourée des siens, elle a laissé ouverte la vanne des souvenirs, et peu à peu, l’image de la doyenne qu’elle est devenue se superpose à celle de la jeune fille exilée. L’arrivée tardive de Tamaz en éternel amoureux achève de créer le trouble.

Mon avis:

         J’ai trouvé ce livre très émouvant, on en apprend énormément sur l’Histoire de la Géorgie. Tamouna fille d’un indépendantiste géorgien doit partir lorsque la Russie prend le contrôle de son pays. Elle s’exile donc vers la France avec sa soeur et sa mère en laissant tout le reste de sa famille, amis et souvenirs derrière elle. Mais elle laisse aussi Tamaz, son premier et véritable amour qui ne va cesser de la hanter toute sa vie. Le jour de ses quatre-vingt dix ans, ses souvenirs remontent à la surface tandis qu’elle se prépare pour sa fête d’anniversaire à laquelle Tamaz doit assister. Le livre alterne les passages sur son passé et sur son présent, grâce à cela on apprend à connaître Tamouna peu à peu et l’auteur nous tiens en haleine jusque la fin.
       Un roman superbement bien écrit, qui parle d’exil, de liens familiaux et d’amour indestructibles. A lire si vous souhaitez en savoir plus sur la Géorgie et les traditions géorgiennes! Ou simplement si vous aimez les histoires d’amour impossibles! 😉

Citations:

« Elle tente de revoir les visages, ceux de Théa, de Nora, et celui de Tamaz, leurs traits sont flous. Et leurs voix? Seule celle de Tamaz résonne encore. Les voix s’effacent d’abord.C’est douloureux, mais ce qui l’est plus encore, c’est le moment où elles vous reviennent de plein fouet, fugitivement mais aussi clairement qu’un morceau de verre. »

« Certaines choses sont des piliers indestructibles qui soutiennent notre existence, dis-je, quoi qu’il arrive, c’est là, et tant qu’on en est conscient, rien ne peut nous l’enlever. C’est ce que je ressens pour toi, me dit-il. »

Le Cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates de Mary Ann Shaffer et Annie Barrows

        Bonjour à tous! Désolée d’avoir tant tardé à vous publier une nouvelle chronique mais je suis en stage en ce moment donc je  n’ai pas trop de temps… Aujourd’hui je vais vous parler d’un livre qui fut pour moi un véritable coup de coeur: Le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates, titre très très difficile à mémoriser mais qui en vaut la peine! J’avais entendu pas mal de bien de ce roman qui mêle littérature et histoire et je regrette d’avoir mis aussi longtemps pour me décider à le lire!

Couverture Le Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates

Résumé:

        Janvier 1946. Londres se relève douloureusement des drames de la Seconde Guerre mondiale et Juliet, jeune écrivaine anglaise, est à la recherche du sujet de son prochain roman. Comment pourrait-elle imaginer que la lettre d’un inconnu, un natif de l’île de Guernesey, va le lui fournir ? Au fil de ses échanges avec son nouveau correspondant, Juliet pénètre son monde et celui de ses amis – un monde insoupçonné, délicieusement excentrique. Celui d’un club de lecture créé pendant la guerre pour échapper aux foudres d’une patrouille allemande un soir où, bravant le couvre-feu, ses membres venaient de déguster un cochon grillé (et une tourte aux épluchures de patates…) délices bien évidemment strictement prohibés par l’occupant. Jamais à court d’imagination, le Cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates déborde de charme, de drôlerie, de tendresse, d’humanité Juliet est conquise. Peu à peu, elle élargit sa correspondance avec plusieurs membres du Cercle et même d’autres habitants de Guernesey , découvrant l’histoire de l’île, les goûts (littéraires et autres) de chacun, l’impact de l’Occupation allemande sur leurs vies… Jusqu’au jour où elle comprend qu’elle tient avec le Cercle le sujet de son prochain roman. Alors elle répond à l’invitation chaleureuse de ses nouveaux amis et se rend à Guernesey. Ce qu’elle va trouver là-bas changera sa vie à jamais.

Mon avis:

       Tout d’abord le livre se lit assez vite car il s’agit d’un roman épistolaire donc écrit sous forme de lettres, ce qui rend la lecture encore plus agréable. Dans le roman, on alterne les souvenirs historiques de la seconde guerre mondiale, des références littéraires et la vie de l’héroïne. Tout s’entremêle parfaitement, le récit est très bien construit et les personnages sont  hyper attachants car ils sont drôles, plein d’humanité et ils nous touche chacun différemment  On apprend beaucoup de choses sur les îles anglo-normandes, notamment celle de Guernesey pendant la guerre, choses que l’on ne connait pas forcément.  Ces souvenirs sont racontés avec simplicité et authenticité ce qui nous fait éprouver encore plus de  sympathie envers les personnages et nous donne l’impression que tout ces souvenirs se sont vraiment passés et donc que le cercle existe véritablement.  A la fin du roman on a envie que d’une chose: appartenir au cercle des amateurs de littérature et de tourte aux épluchures de patates de Guernesey!

          Au final je dirais de  ce roman qu’il est très prenant et qu’ont peut le lire facilement en une traite tout en prenant beaucoup de plaisir.  Il ravira tous les amateurs d’histoire et de littérature, comme moi! 🙂

Citations:

« C’est ce que j’aime dans la lecture. Un détail minuscule attire votre attention et vous mène à un autre livre, dans lequel vous trouverez un petit passage qui vous pousse vers un troisième livre. Cela fonctionne de manière géométrique, à l’infini, et c’est du plaisir pur. »

« Les hommes sont plus intéressants dans les livres qu’ils ne le sont en réalité »

« Peut-être les livres possèdent-ils un instinct de préservation secret qui les guide jusqu’à leur lecteur idéal. »