Le plus bel endroit du monde est ici de Francesc Miralles et Care Santos

Bonjour à tous !

           Aujourd’hui je reviens avec un petit roman contemporain dont le titre et la couverture m’avait fait craquer il y a quelque temps. J’en avais entendu parler comme un bon roman « doudou » et réconfortant donc je me suis dis qu’il était parfait pour cette époque de l’année ! 🙂

Couverture Le plus bel endroit du monde est ici

Résumé :

        Iris a 36 ans et des idées noires plein la tête : ses parents viennent de disparaître dans un tragique accident et, en une seconde, toute sa vie a basculé. Par un après-midi froid et gris, elle songe même à en finir. Son regard se pose alors sur la devanture d’un café auquel elle n’avait jamais prêté attention auparavant. Son nom étrange, Le plus bel endroit du monde est ici, éveille sa curiosité. L’intérieur est plus intrigant encore, comme sorti d’un rêve. Tout y semble magique, à commencer par Luca, bel Italien porteur d’une promesse : le bonheur.


Mon avis :

     En si peu de pages (170), il peut être assez difficile de faire un roman développé et bien construit et c’est ce qui manque cruellement à cette histoire. Dans celle-ci, nous suivons Iris, 36 ans qui vient de perdre ses parents dans un accident de voiture. Sentant que plus rien ni personne ne la retient et qu’elle a perdu le goût de vivre, elle tente soudainement de mettre fin à ses jours. C’est alors qu’elle tombe sur la façade d’un bar qu’elle n’avait jamais remarquée jusque là : « Le plus bel endroit du monde est ici », intriguée par le nom, elle décide de s’y rendre et découvre alors un endroit magique tenu par un homme aussi bienveillant qu’énigmatique. Elle y fait aussi la rencontre de Luca, un bel italien qui va lui faire reprendre peu à peu l’envie de vivre en la faisant réfléchir par des tours et des histoires pleines de malices, aux petits plaisirs et grand bonheur de la vie. Iris va, à partir de cette rencontre, remettre tout en question et changer son quotidien radicalement. Si l’histoire est effectivement réconfortante par les messages qu’elle transmet et par l’ambiance du roman qui oscille entre magie et philosophie de vie, le problème majeur est que tous les événements se déroulent beaucoup trop rapidement et surtout que la narration manque cruellement de profondeur. Ainsi j’ai finalement trouvé l’histoire beaucoup trop plate puisque le seul renversement de situation n’est finalement pas si renversant que cela et pourtant, c’est censé être la clé du roman. Bref ce roman ne restera pas gravé dans ma mémoire mais il n’en reste pas moins agréable et rapide à lire et pour tout ceux qui ont besoin de pensées positives, je pense qu’il est idéal ! 🙂

Citations :

Au lieu de te lamenter que cela soit terminé, réjouis-toi que cela soit arrivé, on ne peut comprendre la vie qu’en regardant en arrière, mais on ne peut la vivre qu’en regardant vers l’avant.

Quand nous enterrons les moments de bonheur, nous renonçons au meilleur de nous-mêmes. Il y a beaucoup de choses qu’on peut jeter par-dessus bord, mais pas ces moments-là.

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Juste avant le bonheur d’Agnès Ledig

Bonjour à tous !

        Aujourd’hui je vais vous parler d’un roman d’une auteur que j’avais vraiment hâte de découvrir car j’en ai entendu énormément de bien : Agnès Ledig. J’ai eu la chance de trouver son roman Juste avant le bonheur dans une brocante donc bien sûr, à 50 centimes le livre, j’ai sauté sur l’occasion ! 🙂

Couverture Juste avant le bonheur

 

Résumé :

       Cela fait longtemps que Julie ne croit plus aux contes de fée. Caissière dans un supermarché, elle élève seule son petit Lulu, unique rayon de soleil d’une vie difficile. Pourtant, un jour particulièrement sombre, le destin va lui tendre la main. Emu par leur situation, un homme généreux les invite dans sa maison du bord de mer, en Bretagne. La chance serait-elle enfin en train de tourner pour Julie ?

Mon avis :

        Il est très difficile de parler de ce roman sans le spoiler du coup je vais rester la plus évasive possible dans ma chronique. On pourrait séparer ce roman en deux parties. Dans la première, nous suivons Julie, jeune mère de célibataire de 20 ans qui subit chaque jour un boulot ingrat et un patron lubrique pour subvenir à ses besoins et à celui de son enfant. Un jour, un miracle nommé Paul, la cinquantaine, arrive dans sa vie et se prend de compassion pour la jeune fille.  Sans que lui même ne sache vraiment bien pourquoi, il lui propose de partir en Bretagne sur un coup de tête avec leurs deux fils respectifs, chacun ayant besoin de décompresser. Cette partie du roman est très légère et nous fait ressentir ce moment de détente que partage nos quatre personnages comme si nous étions avec eux à respirer le bon air pur de la mer. Puis, il y a la deuxième partie. Un événement survient alors que les personnages avaient réussi à réparer plus ou moins leurs plaies respectives. Le lien qui unit à présent cette presque famille va être, après ça, plus fort et essentiel que jamais. Cette partie est à l’inverse de la première beaucoup plus profonde et chargée en émotions. Il y est surtout question de reconstruction personnelle et de réflexion sur la vie et le bonheur lorsque le chemin qui y mène semble perdu à jamais. Je sais que ce roman est un coup de coeur pour beaucoup grâce à toutes les émotions qu’il transmet. Cependant, j’ai eu l’impression d’être insensible car je suis vraiment restée en surface et les émotions ne m’ont pas atteinte plus que ça. Je suppose que ce détachement est dû au fait que, par chance, je suis très loin de la situation des personnages et donc je ne peux pas m’identifier à la souffrance qu’ils subissent. Cependant, j’ai beaucoup aimé cette histoire quand même car je l’ai trouvé très bien écrite et narrée. Les personnages sont d’ailleurs tous très attachants même s’ils n’ont rien à voir, les uns avec les autres dans un premier abord ce qui est plutôt sympathique. J’ai retrouvé un peu la même veine que dans les romans de Tatiana de Rosnay dans lesquels les sujets difficiles et douloureux, sont transmis avec douceur et délicatesse. Enfin, je recommande ce roman à tous car les histoires de reconstruction personnelle sans réflexions moralisatrices, bons sentiments ni total drama sont toujours positives et font énormément de bien ! 🙂

Citations :

Ce n’est pas la vie qui est belle, c’est nous qui la voyons belle ou moins belle. Ne cherchez pas à vouloir atteindre un bonheur parfait, mais contentez-vous des petites choses de la vie, qui, mises bout à bout, permettent de tenir la distance.

L’empathie c’est de tendre la main à celui qui est dans le trou, ce n’est pas sauter dedans pour l’aider à remonter.

Un proverbe arabe dit : « ne baisse pas les bras, tu risquerais de le faire deux secondes avant le miracle ».

 

 

Je veux vivre de Jenny Downham

Bonjour à tous !

      Je suis désolée d’avoir déserté quelque peu ce blog ces dernières semaines mais j’ai malheureusement eu très peu de temps pour lire et surtout un flot considérable de travail.  J’ai quand même réussi à finir un livre qu’une de mes amie s m’avait prêté et que je voulais découvrir depuis longtemps : Je veux vivre de Jenny Downham ! 🙂

Couverture Je veux vivre

Résumé :

Tessa vient d’avoir seize ans et se sait condamnée.
Dans quelques semaines, elle mourra d’une leucémie. Partagée entre la révolte et l’angoisse, l’injustice et les aspirations propres à son âge, Tessa décide de tout connaître de la vie avant de mourir, y compris les transgressions, la célébrité… Aidée de sa meilleure amie, de ses parents qui acceptent tout, Tessa se lance alors dans une course contre la montre, contre la mort, pour vivre !

Mon avis :

        « Encore un roman qui parle d’ados en voie de mourir », voilà ce que je me suis dis dès les premières pages du livre. Je pense que je me lasse vraiment de ce genre de romans tellement ils font parler d’eux, même s’ils sont parfois très bons comme Tous nos jours parfaits que j’avais adoré. J’ai tendance à être dégoûtée très vite des tendances surtout en matière de lecture donc forcément ça n’a pas loupé et cela m’a valu d’avancer à reculons dans Je veux vivre. J’ai eu une relation mi amour, mi ennui avec ce roman car le début m’a tout simplement énervée. Je n’étais pas du tout dans l’histoire, le ton du livre et l’écriture de l’auteur me paraissaient trop bruts et les personnages m’étaient insupportables. Pourtant, j’ai quand même avancé avec persévérance et je me suis surprise à l’apprécier surtout vers la fin. Je crois que ce livre est vraiment fait pour qu’on s’attache aux personnages et surtout à Tessa petit à petit, en même temps que l’on découvre leurs histoires respectives. Tessa a un regard très cynique envers sa propre condition. Loin de se laisser mourir, elle préfère au contraire tout tenter pour se sentir vivre quitte à braver les interdits. La fin du live que l’on connait dès le début est pourtant surprenante tant elle est émouvante et surtout réaliste. J’ai eu vraiment l’impression de ressentir les sentiments de Tessa. Finalement, je ne regrette pas de l’avoir lu même si je pense que je vais faire une pause sur ce genre de livre sinon je risque de faire une overdose ! Je vous le conseille quand même si vous cherchez un roman dans la même veine que Nos étoiles contraires  en un peu plus incisif et rock’n roll ! 🙂

Extrait :

         Cal dit que les humains sont faits de la cendre nucléaire d’étoiles éteintes. Il dit qu’après ma mort, je deviendrai poussière, brillance, pluie. Si c’est vrai, je veux qu’on m’enterre ici,sous cet arbre. Ses racines pénétreront dans mes entrailles humides et assécheront mon corps. Je réapparaîtrai en fleur de pommier. Au printemps, je m’éparpillerai en vrillant dans l’air comme un confetti et collerai aux chaussures des membres de ma famille. Ils me mettront dans leur poche et répandront la soie subtile que je serai devenue sur leur oreiller pour les aider à dormir. A quoi rêveront-ils alors ?
En été, ils me mangeront. Adam sautera par-dessus la haie pour me voler, entêté par mon odeur, ma rondeur, ma peau brillante et saine. Il demandera à sa mère de me cuisiner en crumble ou en strudel, et il m’engloutira.

     Concernant le challenge 2016, ce roman m’a permis de rayer : un livre choisi pour toi par quelqu’un d’autre (merci Marine) ! 🙂

La Petite Mort tome 2 de Davy Mourier

Bonjour à tous !

     Aujourd’hui je vous fait la chronique d’une bande dessinée dont j’avais beaucoup aimé le tome 1 : La Petite Mort (si vous voulez voir la chronique du premier, elle est juste ici 🙂 ). Cette lecture rentre parfaitement dans le cadre d’Halloween et j’ai encore une fois été conquise par l’histoire et les illustrations de Davy Mourier !

Couverture La petite mort, tome 2 : Le secret de la licorne-sirène

Résumé :

         La Petite Mort a dû faire un terrible choix entre faucher Ludovic, son meilleur ami atteint d’une leucémie, ou son chat Sephi. A-t-il fait le bon choix ? L’entrée au collège, cet univers impitoyable, va-t-elle remettre en question l’amitié, l’amour et l’existence des licornes-sirènes ? De toute façon, rien ne va se passer comme prévu car la famille Mort a… un squelette dans son placard.

Mon avis :

     J’ai vraiment apprécié ma lecture même si je trouve que ce tome ci était un petit peu en dessous du premier. La Petite Mort dans ce tome grandit et est confronté à bien des problèmes. Beaucoup de thèmes sont donc abordés dans un humour toujours aussi cynique ( l’adolescence, la famille, l’amour, la vie et bien sûr…la mort). Davy Mourier arrive à manier justesse et humour noir ce que je trouve plutôt admirable. Il y a également toujours autant de références geeks et de blagues qui allègent un peu l’histoire, mention spéciale au personnage d’Anubis ! Quant à la fin, elle laisse présager de nombreuses autres mésaventures dans le troisième tome qui vient de sortir et que j’ai bien sûr hâte de me procurer. J’ai eu la chance de rencontre Davy Mourier lors de la Japan Expo et je peux dire qu’il est vraiment adorable. je vous recommande donc encore une fois vivement cette petite bande dessinée ! 😀

Extrait (pour les amateurs de licornes 😉 ) :

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La lettre qui allait changer le destin d’Harold Fry de Rachel Joyce

Bonjour à tous !

    Aujourd’hui, une nouvelle chronique pour un livre que j’ai mis pas mal de temps à lire puisque je l’ai commencé début juin ! C’est un livre qu’il me tardait de lire depuis longtemps et qu’au final j’ai beaucoup aimé malgré la mini panne de lecture que j’ai eu en le lisant ! 🙂

Couverture La lettre qui allait changer le destin d'Harold Fry arriva le mardi...

Résumé :

      Il était juste parti poster une lettre. Mais c’est mille kilomètres qu’il va parcourir à pied. Jeune retraité anglais à la vie bien rangée, malmené par une épouse exaspérante dans ses paroles et ses gestes, Harold Fry reçoit un matin une lettre d’une vieille amie perdue de vue depuis longtemps qui lui annonce sa mort prochaine. Un courrier auquel il s’empresse de répondre. Une réponse qu’il décide de déposer au plus vite dans la boîte aux lettres la plus proche, une impulsion qui lui dicte d’aller jusqu’à la prochaine… Harold sort de la ville, animé par l’intuition qu’il doit remettre cette lettre en main propre à son amie. Et que, tant qu’il marchera, elle vivra. L’occasion pour lui de réfléchir sur sa vie, ses regrets, son avenir.

Mon avis :

    J’aimais beaucoup l’idée de ce roman, ce retraité qui se lance dans un projet totalement inconsidéré et improvisé. J’ai aussi apprécié que l’on ne sache rien sur la vie du protagoniste au début de l’histoire et que l’on découvre ses zones d’ombre tout au long du roman. En effet, on comprend vite à travers le roman qu’il ne s’agit pas seulement d’un pèlerinage pour redonner la foi à son ancienne partenaire de travail et amie mais aussi un vrai parcours de réflexion et d’une prise de conscience sur sa vie, ses réussites et ses échecs.
    Ces deux histoires mises en parallèle et dont on voit la progression au fur et mesure de la traversée de Harold Fry à travers l’Angleterre sont très bien mises en place. Nous passons sans arrêts du rire au larme. Ce roman est plein de belles leçons sur la vie et surtout très réaliste dans les émotions qu’il fait passer. Je pense qu’avoir mis du temps à le lire me l’a fait apprécier davantage puisque cela m’a permis de rentrer encore plus dans l’histoire et de progresser en même temps que le protagoniste.

    Je le recommande donc fortement à tous ! Je lirais très certainement La lettre de Queeny qui est sorti pendant ma lecture ! 🙂

Extrait : 

Harold songea à tout ce qu’il avait laissé passer au cours de son existence. Des sourires. Des coups à boire. Les gens qu’il avait croisés mille fois sur le parking de la brasserie ou dans la rue, sans même lever la tête. Les voisins qui avaient déménagé et dont il n’avait pas gardé la nouvelle adresse. Pire : son fils qui ne lui parlait pas et son épouse qu’il avait trahie. Il se souvint de son père dans la maison de retraite et de la valise de sa mère près de la porte. Et maintenant, il y avait cette femme qui, vingt ans plus tôt, lui avait prouvé qu’elle était son amie. Fallait-il toujours qu’il en soit ainsi? Que, juste au moment où il voulait faire quelque chose, ce soit trop tard?

     Concernant le challenge, ce livre m’a permis de rayer : un livre qui t’appartient mais que tu n’avais jamais encore lu ! 🙂

PS : Encore une nouveauté sur le blog, j’ai mis le lien vers mon compte Instagram sur la colonne de droite, si vous voulez y faire un tour ! 

Vivants de Isaac Marion

Bonjour à tous !

      Je suis ravie de vous retrouver aujourd’hui pour une nouvelle chronique ! J’ai enfin pu prendre le temps de finir un livre pour mon plaisir et en plus, il s’agit d’un livre qu’il me tardait de lire depuis longtemps : Vivants d’Isaac Marion, qui a notamment été adapté en film sous le nom de Warm Bodies (2013)  J’avais vu ce livre beaucoup tourner sur les blogs lors de sa sortie en 2011 et je l’ai acheté pas très longtemps après donc cela faisait un petit moment qu’il était dans ma PAL !

Résumé :

        R est un zombie. Il n’a pas de nom, pas de souvenirs, pas de pouls. Mais il rêve.
Dans les ruines d’une ville dévastée, R rencontre Julie. Elle est vivante, palpitante. C’est un jaillissement de couleurs dans un camaïeu de gris. Et sans vraiment savoir pourquoi, R choisit de ne pas la tuer. C’est le début d’une étrange relation, à la fois tendre et dangereuse.
Ce n’était jamais arrivé. R bafoue les règles des Vivants et des Morts.
Il veut respirer de nouveau, il veut vivre, et Julie va l’aider. Mais leur monde ne se laissera pas transformer sans combattre.

 

Mon avis :

      Lorsque j’ai commencé ce roman, je m’attendais à des batailles pleines d’hémoglobine toutes les cinq pages étant donné qu’il s’agissait d’une histoire de zombies. Or, ce roman ne verse pas dans les stéréotypes des zombies habituels et renouvelle même plutôt le genre.  Dans Vivants, il s’agit moins d’actions que de réflexions sur la vie et la mort. Cela peut paraître lent à certains moments mais au fond c’est une très belle histoire d’amour et de vie que nous raconte Isaac Marion portée par une très belle plume. Je n’ai pas lu énormément de roman de zombies le dernier étant Les Proies d’Amélie Sarn, car j’ai toujours peur de mal le supporter étant donné mon aversion pour le gore, mais je sais que ce n’est pas courant que l’histoire soit racontée du point de vue du zombie. Or ici nous avons le point de vue de R qui est un zombie assez différent des autres, ce point de vue permet d’avoir une nouvelle vision sur ces créatures ce qui m’a beaucoup plu. Une seule chose m’a gêné au fond dans ma lecture, c’est l’intrusion des pensées d’autres personnages ce qui est parfois un peu perturbant. Je le conseille tout de même à ceux qui n’aiment pas forcément les histoires de zombies et qui pourraient être surpris et ceux qui aiment ce genre et qui veulent découvrir quelque chose de différent. Quant à moi, j’ai maintenant très envie de voir comment ils ont retranscrit ce livre en film ! 🙂

Extraits :

« Je suis mort, mais ce n’est pas si mal. J’ai appris à vivre avec. Ne m’en veuillez pas si je ne m’étends pas sur les présentations, c’est simplement que je n’ai plus de nom. Comme la plupart d’entre nous. Nous le perdons aussi facilement que des clés de voiture, nous l’oublions comme une date d’anniversaire. Le mien commençait peut-être par la lettre « R », mais je n’en sais pas plus. C’est drôle, parce que quand j’étais vivant, je n’avais pas la mémoire des noms. »

« Avant quand j’étais vivant, je n’aurais jamais pu faire ça. Ne pas bouger, observer le monde sans penser à rien. Je me souviens vaguement qu’il fallait faire des efforts, respecter des objectifs et des délais, avoir de l’ambition. Maintenant, je vais où le tapis roulant me porte. Arrivé au bout, je fais demi-tour et je le prends dans l’autre sens. Le monde s’est considérablement simplifié. C’est facile d’être mort. »

Concernant le challenge ce livre m’a permis de rayer : un livre qui est devenu un film ! 🙂

Si je reste de Gayle Forman

Bonjour à tous !

      Aujourd’hui je vais vous parler d’un roman qui traînait depuis un bon bout de temps dans ma bibliothèque : Si je reste de Gayle Forman. Je ne sais pas pourquoi je ne me suis jamais lancée dans cette lecture auparavant car j’en ai toujours entendu du bien et puis c’est loin d’être un gros pavé mais, à l’approche de la sortie du film, je m’y suis enfin mise !

Couverture Si je reste

Résumé :

        Mia a 17 ans, un petit ami que toutes ses copines lui envient, des parents un peu excentriques mais sympas, un petit frère craquant, et la musique occupe le reste de sa vie. Et puis… Et puis vient l’accident de voiture. Désormais seule au monde, Mia a sombré dans un profond coma. Où elle découvre deux choses stupéfiantes : d’abord, elle entend tout ce qu’on dit autour de son lit d’hôpital. Ensuite, elle a une journée seulement pour choisir entre vivre et mourir. C’est à elle de décider. Un choix terrible quand on a 17 ans.

Mon avis:

         Comme pour Nos étoiles contraires, j’attendais certainement un peu trop de ce roman. J’espérais une lecture très bouleversante, mais ce n’était pas le cas. Certes, pour un livre qui se dit « le plus émouvant depuis Twilight » c’est réussi, car je ne vois absolument pas en quoi Twilight est émouvant, donc, si l’on doit comparer, Si je reste l’est forcément un peu plus…En tout cas, il m’a manqué quelque chose dans ce roman. J’ai l’impression que souvent  l’histoire restait en surface ce qui est vraiment dommage car elle avait du potentiel. Si je reste est selon moi trop court et surtout pas assez développé, il se lit vraiment très rapidement ce qui est même surprenant mais, moi, il m’a laissé sur ma faim. Surtout que la fin tombe comme un cheveux sur la soupe ce qui m’a déçue plus que tout le reste.
Ne restons pas sur un avis purement négatif, je ne dirais pas non plus que c’est un mauvais roman, loin de là. J’ai globalement passé un bon moment avec ce livre, certains passages sont assez durs et émouvants tout de même. Ma gêne vient certainement du fait que je n’ai pas réussi à m’attacher aux personnages et surtout à Mia qui, selon moi, est un peu trop transparente (sans jeu de mot avec sa condition de fantôme dans le livre 🙂 ) car elle manque vraiment de caractère. Je pense que j’irais voir le film pour voir s’ils ont réussi à donner un peu plus de consistance à cette histoire et je lirais certainement aussi la suite : Là où j’irais, qui est un peu mieux d’après ce que l’on m’en a dit. Une dernière chose : surtout si vous avez l’édition de poche avec la préface, ne la lisez pas car elle va vous spoiler TOUT le livre et cela gâche d’avance toute la lecture, j’en ai fait l’expérience ! 

Voilà n’hésitez pas à me dire si vous avez pensez la même chose que moi de ce livre ou le contraire ! 😀

Extrait :

 N’ayez aucun doute, elle vous entend, dit-elle. Elle se rend compte de tout ce qui se passe. » …..  » Vous croyez que tout dépend des médecins, ou de infirmières, ou de cet équipement? poursuit-elle en tendant la main vers le mur d’appareils médicaux. Eh bien, non. C’est elle qui mène le jeu. Alors, parlez-lui. Dites-lui qu’elle peut prendre tout le temps qu’elle veut, mais qu’elle revienne. Vous l’attendrez. »