L’Appartement témoin de Tatiana de Rosnay

Bonjour à tous !

       J’ai un peu déserté le blog ces derniers temps puisque j’avais momentanément perdu la motivation d’écrire dessus mais je n’avais pas non plus l’intention de l’abandonner totalement, je vous rassure ! Je pense que je vais reprendre à mon rythme sans me fixer de contrainte particulière pour garder le plaisir de vous partager mes avis. 🙂

    Bref, trêve de blabla, je profite d’une des dernières masses critiques de Babelio grâce à laquelle j’ai gagné L’Appartement témoin pour revenir. Tatiana de Rosnay étant une de mes auteures française préférée, il me tardait de découvrir un autre de ses romans !

Résumé :

      L’apprentissage de la vie est-il une question d’âge  ? Le regard acide d’un proche, des événements aussi inattendus qu’étranges peuvent modifier une existence. Entraîné de New York à Venise sur les traces d’une femme mystérieuse, le héros de cette histoire, un quinquagénaire blasé, découvrira-t-il enfin le bonheur perdu dont la nostalgie n’a cessé de le poursuivre  ?

Mon avis :

          Ce roman est le tout premier écrit par cette auteure bien qu’il n’ait été réédité qu’en 2011 et sorti en livre poche cette année. Comme le dit la dernière de couverture, on sent que ce roman porte déjà les prémices de ce qui deviendra les thèmes récurrents de chacun de ses romans : le secret, le mystère et les souvenirs liés à des lieux bien précis. Nous suivons notre protagoniste dont on ne connait pas le nom, approcher lentement de la soixantaine et remettre toute sa vie en question à la suite d’une vision qui le hante depuis son changement de logement. Celui-ci va alors tenter de percer le sens de cette vision coûte que coûte. Au fur et à mesure  de cette quête, il va littéralement passer de révélation en révélation tant au niveau de ce mystère qu’au niveau de sa propre existence. Il va en effet s’ouvrir à l’art, aux voyages et à la « vraie vie », lui qui était alors englué dans son quotidien d’homme divorcé et père d’une jeune fille qui, à 18 ans, commence à se détacher peu à peu de lui. J’ai beaucoup aimé la première partie de ce roman où l’on voit le changement s’opérer sur ce personnage. Ce roman est surtout une quête initiatique et c’est ce que l’on comprend à la fin de celui-ci. En effet, si depuis le début du récit, on attend le point crucial de la confrontation entre la vision et la réalité, la fin du roman nous casse toutes ses attentes car elle laisse une fin ouverte à toutes interprétations. Malheureusement, cela est trop brutal après tout le suspens et les longueurs de la dernière partie pour être justifié. Finalement, nous ressentons très bien que c’est son premier roman car il y a beaucoup de maladresses que l’on ne retrouve pas dans ses prochains romans et qui laissent à celui-ci un goût d’inachevé.

En bref :

       Ce n’est certainement pas le meilleur roman que j’ai lu de cette auteure surtout pour la fin que je trouve décevante mais le caractère initiatique du récit et sa pertinence sur différents sujets comme l’amour ou la féminité ainsi que son côté mystérieux ont rendu ma lecture globalement plaisante.

      Si je devais vous conseiller d’autres romans de cette auteure : Rose et Le cœur d’une autre qui sont mes préférés ou Elle s’appelait Sarah dans un registre plus historique

Citations :

Je ne connais ni l’odeur, ni la saveur, ni la texture de l’amour. On ne tombe plus amoureux à cinquante-cinq ans. L’amour est synonyme de jeunesse, de beauté fraîche et juvénile. Voir deux vieillards s’embrasser est une vision d’horreur. Il est trop tard pour moi. Et pourtant, Dieu sait que j’ai rêvé de l’amour, de la femme, de cette Femme qui me captiverait d’un regard, d’un coup d’œil, d’un battement de cils, d’un battement de cœur…

Il remarqua que les Londoniens ne se regardaient pas dans la rue. A Paris, pensa-t-il, on est sans cesse observé, reluqué, jugé, que l’on soit homme ou femme, beau ou laid, riche ou pauvre ; on n’est jamais à l’abri de ce regard qui dissèque, analyse, déshabille des yeux, comprend en un éclair d’où viennent ces chaussures, cette montre, ce manteau, qui a coiffé ces cheveux, combien mesure ce tour de taille. « Les New-Yorkais se toisent avec sympathie, les Parisiens se scrutent sans pitié et les Anglais s’ignorent », se dit-il, amusé.

 

 

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Quelques minutes après minuit de Patrick Ness

Bonjour à tous !

        Aujourd’hui je vous présente un livre jeunesse qui a fait beaucoup parler de lui lors de son adaptation cinématographique en octobre 2016 : Quelques minutes après minuit de Patrick Ness. Tout ce que je savais de ce livre c’était qu’il était profondément bouleversant. Je l’ai donc commencé en me préparant psychologiquement mais finalement je n’ai peut être pas été aussi bouleversée que certaines personnes directement concernées par la maladie du cancer ou qu’un enfant qui lirais ce roman avec ses yeux d’enfants.

Couverture Quelques minutes après minuit

Résumé :

      Depuis que sa mère a commencé son traitement, Conor, treize ans, redoute la nuit et ses cauchemars. A minuit sept, un monstre vient le voir, qui a l’apparence d’un if gigantesque, quelque chose de très ancien et de sauvage. Mais pour Conor, le vrai cauchemar recommence chaque jour : sa mère lutte en vain contre un cancer, son père est devenu un étranger, et il est harcelé à l’école. Au fil des visites du monstre, l’adolescent comprend que son vrai démon est la vérité, une vérité qui se cache au plus profond de lui, terrifiante.

Mon avis :

       Tout d’abord, j’ai été surprise d’apprendre, dans l’avant propos du roman, que Patrick Ness n’est pas le créateur complet de l’histoire mais que l’idée originale venait de Siobhan Dowd qui n’a jamais pu mener son histoire à terme, emporté par le cancer en 2007. C’est donc Patrick Ness qui s’est chargé d’écrire une histoire avec les éléments amorcés par ce dernier.

       Ce roman commence dans une atmosphère assez effrayante puisqu’il s’ouvre sur les cauchemars de Conor âgé de 13 ans. Celui-ci fait en effet un cauchemar récurrent qu’il garde secret mais qui le bouleverse au plus haut point. On comprend vite que ce cauchemar est lié à la maladie de sa mère qui ne semble pas réactive aux traitements qu’on lui administre. Non seulement Conor garde son cauchemar pour lui mais en plus il doit faire face au harcèlement qu’il subit à l’école, au total délaissement de son père et à sa grand-mère qui le met sur les nerfs. Conor se met alors à voir un monstre apparaître sous la forme d’un If géant à 00h07 exactement. S’il pense dans un premier temps qu’il s’agit d’un énième cauchemar, il ne tarde pas à se rendre compte que le monstre interfère avec la réalité. Celui-ci va alors lui raconter trois histoires à chacune de ses apparitions, et va laisser Conor lui raconter la dernière, l’histoire de son cauchemar qui l’effraye tant. Les apparitions vont alors faire réfléchir Conor et surtout le pousser dans ses retranchements jusqu’à ce qu’il avoue enfin au monstre et à lui-même, la vérité qu’il se donne tant de peine à cacher.

     Ce roman est superbement bien écrit et profond tant il touche à divers sujets à la fois. Le fait que ce soit imagé nous fait rendre compte de toute la complexité de la personnalité de Conor qui se retranche au plus profond de lui-même jusqu’à en devenir presque invisible pour son entourage. Il va devoir faire preuve d’un courage sans pareil pour affronter la situation et ne pas sombrer dans ses cauchemars. Un véritable conte moderne sur l’importance de profiter de ceux qu’on aime tant qu’il est encore temps.

      Je recommande cette histoire à tous les enfants (à partir de 10 ans) qui sont confrontés à la maladie de près ou de loin et même aux adultes car certaines vérités sont universelles. J’attends maintenant de voir le film avec grande impatience !

Citations :

On n’écrit pas sa vie avec des mots. On l’écrit avec des actes. Ce que tu penses n’est pas important. C’est ce que tu fais qui compte.

Les histoires sont des créatures sauvages. Quand tu les libères, qui sait ce qu’elles peuvent déclencher.

– Je ne comprends pas. Qui est le gentil, dans l’histoire ?
– Il n’y a pas toujours un gentil. Et pas toujours un méchant non plus. La plupart des gens sont entre les deux.

Le premier jour du reste de ma vie de Virginie Grimaldi

Bonjour à tous !

      Aujourd’hui je vous présente un roman que j’ai acheté un peu par hasard puisque la couverture m’a fait penser à l’été et aux vacances donc idéal pour la saison. Finalement cette lecture m’a conquise bien plus que je ne le pensais au départ et j’ai été transporté avec nos trois héroïnes dans leur tour du monde en croisière.

Résumé :

       Marie a tout préparé pour l’anniversaire de son mari : gâteaux, invités, décoration de l’appartement… Tout, y compris une surprise : à quarante ans, elle a décidé de le quitter. Marie a pris « un aller simple pour ailleurs ». Pour elle, c’est maintenant que tout commence. Vivre, enfin. Elle a donc réservé un billet sur un bateau de croisière qui fait le tour du monde. À bord, Marie rencontre deux femmes qui, elles aussi, sont à la croisée des chemins. Au fil de leurs aventures, parfois loufoques, elles pleurent et rient ensemble, à la reconquête du bonheur. Leurs vies à toutes les trois vont être transformées par ce voyage au bout du monde… Tout quitter pour tout recommencer : une comédie tendre et savoureuse !

Mon avis :

       Dans ce roman, nous suivons le personnage de Marie, qui, à l’approche de la quarantaine sent que sa vie s’enlise complètement entre des rêves de voyages laissés de côté et un mari qui la traite davantage comme une plante verte que comme sa femme. Elle décide alors de tout plaquer et de partir réaliser son plus grand rêve : faire le tour du monde. C’est ainsi qu’elle va s’inscrire à une croisière qui se spécialise dans les personnes seuls (célibataires, divorcés ou bien veufs) et qui comptent bien le rester. Si elle s’attend à voyager en tête à tête avec elle même pour se retrouver, Marie va très vite se lier d’amitié avec deux femmes que tout oppose que ce soit la génération ou bien le caractère. La première, Camille a la vingtaine, et considère la croisière comme une opportunité de remplir son tableau de chasse ; la deuxième, Anne, 60 ans, peine à se remettre de sa séparation avec celui qu’elle considère comme son seul et unique amour. Toutes les trois sont donc dans l’attente d’un renouveau, de quelque chose qui va changer leurs vies à tout jamais. La croisière va leur permettre de se chercher et de s’épanouir ensemble dans cette nouvelle vie.

      Pour une fois dans ce genre de roman, les relations amoureuses ne sont pas au premier plan et, même si elles ne sont bien sûr pas totalement évincées non plus, elles passent pourtant au deuxième plan derrière la relation amicale qui lie les trois femmes entre elles. Au fil de l’histoire, on voit leur amitié évoluer et se renforcer jusqu’à devenir vitale pour les trois héroïnes. Elles vont vivre des aventures complètement folles à travers tous les pays qu’elles visitent et on se sent vraiment voyager avec elles à bord de la croisière. D’autres personnages vont venir se greffer à l’histoire et sont tous vraiment attachants et bien pensés.

       Ce roman est vraiment idéal quand on rêve d’évasion ou juste pour se vider l’esprit. Il est drôle, touchant et terriblement prenant. Je le conseille à tous, que ce soit les vacances ou pas pour vous, c’est une lecture qui vous en donne par procuration ! 😉

Citations :

La vie, c’est comme un tour de magie. Quand on est enfant, on ne voit que le devant de la scène. C’est fabuleux, on s’émerveille, on se pose des questions, on a envie d’en savoir plus. Et puis, on grandit. Peu à peu, les coulisses se dévoilent, on réalise que c’est compliqué. C’est moins joli, c’est quand même parfois moche, on est déçu. Mais on continue quand même à s’émerveiller.

Croyez-moi, l’amour peut frapper à tout âge, partout. Même quand on ne l’attend pas. Il serait dommage de lui tourner le dos. Nous allons tous au même endroit ; autant rendre le chemin plus heureux.

 

 

 

 

 

Premier appel du paradis de Mitch Albom

Bonjour à tous !

        Aujourd’hui je reviens avec un roman qu’il me tardait de découvrir tant son résumé et sa couverture m’intriguaient. Je me suis enfin lancée dedans sans savoir à quoi m’attendre réellement puisque le sujet porté sur la religion et plus précisément la croyance à une vie après la mort  me paraissait plutôt osé et délicat à aborder dans un roman.

Couverture Premier appel du paradis

Résumé :

        Le petit village de Coldwater, sur le lac Michigan, est le théâtre d’un véritable miracle. Un beau jour d’automne, le téléphone commence à sonner chez plusieurs de ses habitants. Tous les appels proviennent de personnes décédées. Au même moment, Sully Harding sort de prison. Lors de son séjour derrière les barreaux, sa femme est morte. Il est désormais père célibataire. À son retour, il découvre un village en proie à une grande fièvre religieuse. Quand son propre fils ne vit plus que dans l’espoir d’un appel de sa mère, il est déterminé à prouver qu’il s’agit seulement d’une gigantesque supercherie. Mais est-ce bien le cas ?

Mon avis :

      Le roman commence dans la petite bourgade de Coldwater dans le Michigan où quelques habitants « élus »  reçoivent soudainement des appels plutôt inattendus puisqu’ils proviennent directement de leurs proches disparus quelques années plus tôt. Les personnages voient alors leurs vies complètement chamboulées, certains attendent impatiemment de recevoir leurs appels chaque vendredi alors que d’autres vont les redouter et les craindre.  C’est la vie toute entière des habitants de Coldwater qui va alors se transformer radicalement, le miracle est rapidement révélé aux yeux du monde et la bourgade se transforme peu à peu en lieu de pèlerinage pour ceux qui veulent y  croire et en champ de bataille pour les plus sceptiques.  Enfin, pour convaincre les moins convaincus, une émission spéciale en direct de Coldwater va avoir lieu, pour que l’une des « élus » prouve que les appels sont bien réels en partageant l’un d’eux avec le monde entier.
Ce que j’ai aimé dans ce roman, c’est que l’auteur nous laisse croire à ce que l’on veut et ne nous force pas à adopter un certain point de vue. Le roman ne se veut pas moraliste mais pose plutôt une question fondamentale : si tout à coup l’existence du paradis nous était révélé, comment réagirait l’humanité.  Le roman se transforme rapidement en enquête, celle de la recherche de la vérité. Le personnage de Sully, le plus attachant de tous et surtout le plus sceptique va vouloir démontrer que le miracle auquel tout le monde semble être attaché n’est qu’une vaste supercherie.
     Je ne vais pas vous spoiler la fin mais même si elle est un peu tirée par les cheveux, elle nous laisse libre d’interpréter les choses comme on le veut et laisse sa part au miracle, surtout au plus réel de tous : le miracle humain.

     Bref, ce roman m’a fait passer un très bon moment de lecture, j’aurais aimé que certaines choses soient plus approfondis mais l’auteur a sans doute voulu préserver une part de mystère . Il aborde des thèmes originaux qui apportent matière à réflexion de façon sensible et touchante. Je le recommande donc à tous, quelle que soit la manière dont vous percevez l’au-delà ! 😉

Citations :

Ce fut le jour où le monde reçut son premier appel de l’au-delà. Ce qui suit dépend de ce que l’on est prêt à croire.

Les nouvelles de la vie sont transmises par téléphone. La naissance d’un bébé, des fiançailles, un accident tragique sur la route, dans la nuit — presque tous les événements marquants de la vie, bons ou mauvais, sont annoncés par une sonnerie.

Les assistantes de Camille Perri

Bonjour à tous !

        Aujourd’hui je reviens avec un roman que j’ai eu l’occasion de connaître et de lire grâce à la masse critique de Babelio que je remercie d’ailleurs beaucoup. Il s’agit de : Les assistantes écrit par Camille Perri que j’ai sélectionné car le résumé me semblait plutôt aguicheur, dans le genre lecture sympathique pour l’été et ça tombait très bien car c’est ce dont j’avais besoin pour m’accompagner en vacances ! 🙂

Résumé :

        Elle, c’est Tina, l’assistante idéale. Zélée et discrète. Lui, c’est le boss. Il est puissant et charismatique, profitant sans scrupule du système. Un beau jour, Tina ouvre les yeux et comprend que respecter les règles ne la mènera pas bien loin. Tina Fontana, trente-deux ans, est l’assistante du très influent Robert Barlow, PDG de Titan Corp. Discrète, efficace et futée, elle est très appréciée de son célèbre patron. Mais après six années à prendre des rendez-vous et à servir des verres de vin qui valent dix fois son loyer, tout le glamour qui auréolait son travail s’est évanoui, contrairement à la charge de son prêt étudiant qui, elle, va crescendo. Mais voici qu’une erreur comptable offre à Tina l’occasion de se libérer de sa dette. Elle a toujours respecté les règles, mais là sa vie pourrait changer radicalement… Et si c’était son tour de devenir riche?

Mon avis :

        En me lançant dans ma lecture, j’avais un peu peur qu’elle me déplaise craignant une romance impossible entre son assistante et son patron ou autres clichés que l’on retrouve souvent dans ce genre de roman. Si elle ne les évite pas entièrement, elle va quand même beaucoup plus loin et donne parfois matière à réfléchir ce qui est plutôt inattendu avec ce genre de lecture qui semble très légère au premier abord. Nous suivons Tina, la jeune assistante du grand manitou des médias : Robert Barlow. Si elle se sent privilégiée d’avoir réussi à gagner sa confiance là où tant d’autres échouent, ses privilèges s’arrêtent là et elle se sent emprisonnée dans sa vie d’assistante avec son prêt étudiant faramineux à devoir rembourser. Suite à un quiproquo, elle va avoir pour la première fois la possibilité de passer du côté obscur et donc de braver la loi afin de rembourser son prêt et ainsi, vivre une nouvelle vie.  Je m’attendais à ne pas aimer le personnage de Tina, la jugeant superficielle mais plus on avance dans le roman, plus elle fait preuve de courage et de ténacité. Alors certes, la situation dans laquelle elle s’enlise paraît totalement invraisemblable mais l’auteur profite surtout de son roman pour faire passer des messages sur les injustices sociales et les problèmes auxquels sont confrontés nombre de jeunes (femmes surtout) dans la vie actuelle.
     En bref, si j’ai trouvé l’histoire très irréaliste en soi, elle touche à des sujets problématiques qui eux sont poches de notre réalité. Ainsi, j’ai aimé plusieurs réflexions que portaient le roman sans pour autant l’apprécier totalement. J’ai notamment trouvé les personnages peu approfondis, certaines ficelles sont traitées très rapidement et surtout la fin est, à mon sens, beaucoup trop facile et bâclée. Finalement c’est une lecture plutôt décevante car elle avait un bon potentiel !

Tout sucre tout miel, répétait Robert. C’est comme ça qu’il faut s’adresser aux gens ; tout sucre tout miel, mais coriace comme un putois en ragoût.

Les gens heureux lisent et boivent du café d’Agnès Martin-Lugand

Bonjour à tous,

       Je reviens aujourd’hui pour vous parler d’une auteure dont on entend beaucoup parler depuis un petit moment et qui tourne beaucoup sur la blogosphère : Agnès Martin-Lugand. Evidemment, j’ai commencé avec son premier roman : Les gens heureux lisent et boivent du café qui est celui qui l’a fait connaître et qui maintenant a même une suite.

Couverture Les gens heureux lisent et boivent du café

Résumé :

       « Ils étaient partis en chahutant dans l’escalier. J’avais appris qu’ils faisaient encore les pitres dans la voiture, au moment où le camion les avait percutés. Je m’étais dit qu’ils étaient morts en riant. Je m’étais dit que j’aurais voulu être avec eux. »
Diane perd brusquement son mari et sa fille dans un accident de voiture. Dès lors, tout se fige en elle, à l’exception de son cœur, qui continue de battre.
Obstinément. Douloureusement. Inutilement. Égarée dans les limbes du souvenir, elle ne retrouve plus le chemin de l’existence.
C’est peut-être en foulant la terre d’Irlande, où elle s’exile, qu’elle apercevra la lumière au bout du tunnel.

Mon avis :

         Je me suis lancée dans cette lecture sans rien connaître de l’histoire avec comme seul indice ce joli titre qui laisse à penser que le contenu du roman tournera autour de globalement : les gens heureux, les livres et du café. Je ne m’attendais donc pas à un sujet si triste abordé dès le début de celui-ci : le deuil que doit subir Diane après la perte de sa fille et de son mari dans un tragique accident de voiture. Au début de l’histoire, nous sommes plongés dans la tristesse de cette femme, jeune maman, femme épanouie, heureuse et patronne d’un café littéraire en plein centre de Paris qui a tout perdu du jour au lendemain. Celle-ci, plusieurs mois après, est encore  totalement perdue dans le dur chemin de la reconstruction, aidée seulement par son meilleur ami totalement excentrique : Félix. Pour s’échapper de la pression constante de son entourage et pour rendre hommage une dernière fois à son mari et à sa fille, elle décide sur un coup de tête de partir vivre en Irlande, dans un petit village isolé ou elle pense qu’elle pourra enfin être tranquille, seule avec son chagrin. C’était sans compter l’accueil chaleureux des irlandais et son mystérieux et brutal voisin de cottage qui l’agace constamment. Elle va, grâce à son nouveau domicile, apprendre à sortir de sa bulle peu à peu et s’ouvrir progressivement aux autres ce qui ne va pas plaire à tout le monde.
        Ce roman est typiquement le genre de roman feel-good qui se lit très rapidement et qui fait du bien au moral. On s’attache très vite aux personnages et à leurs histoires et on veut savoir comment cela va se terminer pour Diane.
     Si j’ai largement préféré le début de l’histoire, porteuse de beaucoup d’émotions et réellement touchante, j’ai un peu moins aimé la suite dans laquelle j’ai trouvé que les stéréotypes s’accumulaient en même temps que l’histoire s’accélérait beaucoup trop rapidement à mon goût. De plus, si l’auteure essaye de justifier le comportement souvent infecte d’Edward envers Diane, je n’ai pas trouvé ces justifications suffisamment valables et c’est ce qui m’a un peu rebuté dans la suite de ma lecture. Le reste du roman est quand même très agréable, on explore la vie irlandaise à travers les yeux de Diane et cela nous donne aussi une grande envie d’ouvrir un café littéraire aussi sympathique que « les gens heureux lisent et boivent du café ».

Bref, un joli roman qui se lit très vite, à emporter dans son sac de plage cet été par exemple 😉

Extrait :

– Maman, s’il te plaît?
– Clara, j’ai dit non.
– Allez, Diane. Laisse-la venir avec moi.
– Colin, ne me prends pas pour une imbécile. Si Clara vient avec toi, vous allez traîner, et on partira en vacances avec trois jours de retard.
– Viens avec nous, tu nous surveilleras!
– Certainement pas. Tu as vu tout ce qu’il reste à faire?
– Raison de plus pour que Clara vienne avec moi, tu seras peinarde.
– Maman!
– Bon, très bien. Filez! Oust! Je ne veux plus vous voir.
Ils étaient partis en chahutant dans l’escalier.
J’avais appris qu’ils faisaient encore les pitres dans la voiture, au moment où le camion les avait percutés. Je m’étais dit qu’ils étaient morts en riant. Je m’étais dit que j’aurais voulu être avec eux.

Netflix book tag !

Bonjour à tous !

     Aujourd’hui je reviens avec un petit TAG et cela faisait un bon bout de temps que je ne vous en avais pas fait un (il me semble que le dernier date de Noël). Je l’ai vu passer sur la chaîne d’une youtubeuse que j’apprécie beaucoup, Brodybooks et comme je me suis tout récemment abonnée sur Netflix, j’ai trouvé ça sympa de vous le faire 🙂

Les questions : 

  • Vu récemment : le dernier livre que tu as lu :

Les gens heureux lisent et boivent du café d’Agnès Martin Lugrand, un roman « feel good » plutôt sympa dont je vous reparle très bientôt ! 🙂

  • Favori : une recommandation que l’on t’a faite suite à un livre que tu as déjà lu :

Les Stagiaires de Samantha Bailly, un de mes coups de cœur de l’année 2016 que l’on ne m’a pas recommandé personnellement, mais qui est généralement chaudement conseillé par les youtubeuses et blogueuses que je suis ! 🙂

  • Ajouté récemment : le dernier livre que tu as acheté :

J’en ai acheté plusieurs en même temps : A durée déterminée de Samantha Bailly (la suite des Stagiaires), La vie est facile, ne t’inquiète pas d’Agnès Martin Lugrand (la suite des Gens heureux lisent et boivent du café),  Keleana tome 1 de Sarah J. Maas, Le carnet rouge d’Annelise Heurtier et Un peu plus que des amis de Micheal Kun et Susan Mullen

  • Populaire sur Netflix : Les livres super populaires que tout le monde connaît : 2 livres que tu as déjà lu et 2 livres que tu n’as pas encore lu ou qui ne te tentent pas :

Concernant les livres lus je peux citer : La vérité sur l’affaire Harry Québert de Joël Dicker et Nos étoiles contraires de John Green qui ont fait parlé d’eux longtemps après leurs sorties. Pour les livres que je n’ai pas encore lu ou que je n’ai pas forcément envie de lire : Eleanor & Park de Rainbow Rowell que j’ai dans ma bibliothèque depuis un moment déjà mais que je n’ai pas encore lu et City on fire de Garth Risk Hallberg, qui a fait un gros buzz à sa sortie mais qui ne m’a pourtant jamais tenté.

  • Comédie : un livre drôle :

Un roman qui date un peu mais qui est l’un des plus drôles que j’ai pu lire : Maudit Karma de David Safier, d’ailleurs tous les romans que j’ai lu de cet auteur sont également bourrés d’humour 🙂

  • Drame : un personnage qui est une drama queen :

Le premier personnage auquel je pense qui pourrait être qualifié comme tel est celui d’Honey dans Cœur Cerise de Cathy Cassidy, même si elle a ses raisons, elle a tendance a créer des drames pour pas grand chose.

  • Animation : un livre avec des dessins sur la couverture :

Alice aux pays des merveilles de Lewis Caroll illustré par Benjamin Lacombe que je n’ai pas encore lu mais dont je trouve la couverture juste sublime.

  • Regarder à nouveau : un livre ou une saga que tu veux relire :

Je relierais bien une énième fois les Harry Potter et sinon la saga entière de La Passe-miroir une fois que tous les tomes seront sortis pour pouvoir mieux m’immerger dans son univers !

  • Documentaire : un livre non-fictionnel que tu recommanderais à tout le monde :

Comme je ne lis que très rarement des œuvres non-fictionnelles, je n’ai pas trop d’idée mise à part California Dreamin’ un roman graphique de Pénélope Bagieu qui retrace la vie d’Ellen Cohen ou Cass Eliott, chanteuse du groupe The Mamas & the Papas. J’avais beaucoup aimé ce livre que j’avais trouvé très bien fait et super intéressant.

  • Aventure et action : un livre rempli d’aventure

Un des derniers romans d’aventures que j’ai pu lire est De cape et de mots de Flore Vesco. Alors certes, se sont plutôt des aventures rocambolesques que des aventures épiques mais en tout cas elles sont inventives, drôles et méritent qu’on s’y attarde !

  • Nouvelle sortie : un livre qui vient tout juste de sortir ou qui va bientôt sortir et que tu es impatiente de lire :

La Passe-miroir tome 3 de Christelle Dabos et Forbidden de Tabitha Suzuma qui sortiront respectivement le 1er juin et le 7 juillet ! 🙂

C’est fini pour ce Tag, j’espère qu’il vous aura plu ! En tout cas, n’hésitez pas à le reprendre. 😉