La dame en rouge règle ses comptes de Béatrice Bottet

Bonjour à tous !

         J’ai eu la chance de recevoir grâce à la masse critique de Babelio, un roman jeunesse de Béatrice Bottet : La Dame en rouge règle ses comptes. Je me suis apperçue que c’était en fait un tome 2, la suite de Le secret de la dame en rouge. Cependant, ce ne fut pas du tout gênant de ne pas connaître ce début pour lire ce roman car les principaux éléments de ce premier tome sont répétés et expliqués dans le second.

Couverture La dame en rouge règle ses comptes

Résumé :

          Violette Baudoyer, alias Madame Euryale, est une voyante réputée du Paris du XIXe siècle. Dans les salons des beaux quartiers, elle voit dans l’eau la vie passée et les destins de tous ceux qui la consultent. Sous la coupe de madame Bouteloup et d’Ernest, qui ne la quitte jamais d’une semelle, Violette rêve à son indépendance. Elle voudrait tant vivre enfin libre, échapper à son père qui la recherche pour la marier à un hideux individu, et filer le parfait amour avec son amant Florimond, journaliste téméraire toujours à l’affût des nouvelles fraîches.
Alors que Florimond enquête sur la mystérieuse disparition d’un sénateur, il rencontre une autre voyante – une rivale ? – qui a le don de converser avec les anges… Les dangers s’amoncèlent pour Violette…

Mon avis :

         Nous rentrons tout de suite dans un univers fait de mystère et de surnaturel. Violette ou « Madame Euryale » a un don d’hydromancie, elle peut lire l’avenir dans l’eau, et se sert de son don pour gagner sa vie dans le Paris de la fin du 19ème siècle. Cela lui permet entre autre de rembourser sa mystérieuse famille adoptive qui oscille entre bienveillance et truanderie. Violette mène une vie plutôt compliquée, entre sa fuite perpétuelle de son père biologique pour échapper à un mariage forcé, son histoire amoureuse avec un jeune journaliste qui connait bien des obstacles et sa relation tantôt redevable, tantôt méfiante envers la famille de la Faisandière, une bande de malfrats à qui elle doit pourtant tout.

       Ce roman avait tout pour me plaire, une histoire sur le Paris du 19ème siècle qui mêle intrigue mystérieuse et rebondissements en tout genre.
Cependant, celui-ci ne m’a pas vraiment convaincu. Les intrigues sont trop nombreuses et certaines connaissent une fin très rapide et sans approfondissement ce qui est vraiment dommage. J’ai également regretté les multiples répétitions ou d’éléments superficiels dans l’intrigue qui tendent à plomber le rythme du roman et qui n’apportent rien de plus à l’histoire.

      Enfin, j’ai trouvé le style de l’écriture plutôt particulier et manquant grandement de fluidité. Les caractères des personnages ne sont pas assez clairs non plus. On comprend que l’auteur a voulu ne pas les rendre complètement manichéen mais cela nous rend difficile d’appréhender leurs réactions car elles entrent en contradiction avec ce qui a été décrit 20 pages plus tôt.

      Pourtant, le roman est rempli de bons éléments et malgré ces difficultés de lecture, j’ai été captivée par certaines scènes. Je pense qu’il peut plaire à un public plus jeune, friand d’histoire, de mystère et de surnaturel.

 

 

 

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Le ciel est à nous de Luke Allnut

Bonjour à tous,

       J’ai eu la chance de recevoir il y a quelques semaines le premier roman de Luke Allnut : Le ciel est à nous, grâce à la masse critique de Babelio. J’étais un peu perplexe en le commençant car la quatrième de couverture le comparait à Nos étoiles contraires et même si je l’avais bien aimé, je n’avais pas envie de lire un énième roman dans le même genre. Finalement, je suis très contente de l’avoir reçu car ce fut vraiment une bonne surprise.

Couverture Le ciel est à nous

Résumé :

        Rob Coates vit en Cornouailles et partage son existence solitaire entre l’alcool et les aventures d’un soir. La brume ne se lève que lors de ses promenades aux airs de pèlerinages : Rob retourne sur les lieux où il a emmené son jeune fils Jack. Il prend alors des photos panoramiques qu’il poste sur son site, baptisé « Le ciel est à nous ». Derrière ces rares moments de grâce se dévoile, par instantanés, ce que cache la détresse de Rob : l’amour avec Anna, son ex-femme, la réussite professionnelle, un fils chéri, leur complicité partagée. Et puis le drame, et un champ de ruines.
Rob fait de son mieux pour se détruire à petit feu, mais une découverte va le forcer à se remettre en question. Il lui faudra revenir aux sources de sa peine et projeter une lumière nouvelle sur son histoire.
Au-delà du chagrin et de la culpabilité, pourra-t-il trouver la paix et se réconcilier avec le monde ?

Mon avis :

       Si ce roman est comparé à Nos étoiles contraires c’est uniquement parce qu’il traite de la maladie du cancer. Ni le public auquel il se destine, ni les personnages et encore moins l’histoire ne sont comparables à ce dernier. En effet, nous suivons Anna et Rob, un jeune couple anglais qui, après bien des problèmes pour avoir un enfant, donne finalement naissance à Jack.
          Jack est un petit garçon plein de vie qui aime par dessus tout les pokémons et les sites en hauteur. Seulement, 5 ans après sa naissance, quelques vertiges et des moments d’absences alarment Anna et Rob. Le verdict tombe comme un couperet : Jack est atteint d’une tumeur au cerveau.
        La force de ce roman est qu’il ne tombe jamais dans le pathos et les bons sentiments mais qu’au contraire, tous les sentiments ô combien complexes des personnages sont retranscrits de manière ultra réalistes et presque palpables. Le roman n’est pas centré sur Jack mais sur le couple d’Anna et Rob qui se cristallise autour de Jack. En effet, le roman commence par une ellipse dans lequel on nous indique qu’Anna est partie et que Rob a sombré dans l’alcool. Même si l’on sait dès le départ les plus gros aboutissements de l’histoire, l’auteur arrive à nous tenir en haleine tout au long du roman car ce que l’on cherche à savoir avant tout, c’est ce qui a bien pu se passer pour en arriver là. D’ailleurs tous les a priori que l’on pouvait avoir au départ sur la  situation des personnages se transforme lorsque l’on découvre leur psychologie.

       Bref, ce roman est une pépite qui traite très bien du sujet de la maladie que l’auteur maîtrise puisqu’il débutait lui-même une chimiothérapie lorsqu’il l’a écrit. Malgré son sujet difficile, je le conseille à tout le monde car il est vraiment plaisant à lire et nous fait passer par tout un panel d’émotions.

Extrait :

Les gens répètent qu’on n’oublie jamais. On se souvient toujours de la sensation de leurs doigts. La douceur de leur peau. Leur sourire si doux, irrésistible. Leur rire qu’on croit entendre dans le salon lorsqu’on fait la vaisselle. On n’oublie jamais.
Tu parles. On oublie, et plus vite qu’on aimerait le croire. On oublie et ensuite on culpabilise, parce qu’on a l’impression d’être un hypocrite et de ne pas avoir vraiment aimé l’être cher.

La Perle et la Coquille de Nadia Hashimi

Bonjour à tous !

      Je me suis absentée un petit moment mais il était nécessaire que je revienne pour vous parler de ce roman. J’avais entendu parlé de La Perle et la Coquille à sa sortie en grand format il y a trois ans sur la blogosphère où il était alors encensé par tout le monde. Je n’ai donc pas tardé à me le procurer mais il a quand même traîné dans ma bibliothèque un certain temps avant que je ne songe à le lire.

Couverture La perle et la coquille

Résumé :

     Kaboul, 2007. Depuis qu’il a été enrôlé dans les forces talibanes, le père de Rahima n’est plus que l’ombre de lui-même. Sans lui, sa mère et ses sœurs n’ont pas le droit de quitter la maison. Leur seul espoir réside dans la tradition des bacha posh, qui autorise sous certaines conditions, à travestir une fille jusqu’à ce qu’elle soit en âge de se marier. Rahima devient alors Rahim, et découvre une liberté qui va faire naître en elle un désir d’émancipation aussi fort que celui qu’éprouva son aïeule, Shekiba, un siècle plus tôt. Les destinées de ces deux femmes se font écho, et permettent une exploration captivante de la condition féminine en Afghanistan.

Mon avis :

      J’avoue que j’avais un peu peur en commençant ce roman n’étant pas habituée à la littérature et à la culture afghane en général. Cependant, nous sommes très rapidement plongés dans cette histoire où se mêlent péripéties, drames et surtout émotions. Nous suivons deux destins de femmes de deux générations différentes en parallèle : Shekiba l’arrière-grand mère et son arrière-petite fille, Rahima. Si les deux ne se sont jamais rencontrés du vivant de Shekiba, elle entend l’histoire de son ancêtre par sa tante et y trouve de fortes résonances à sa propre histoire. En effet, les deux sont en lutte perpétuelle pour affirmer leur propre identité en tant que femmes. En Afghanistan où celles-ci sont sans cesse rabaissées et entravées et ne sont considérées que en tant qu’épouse et mère, les deux n’ont d’autre choix pour trouver un semblant de bonheur et de liberté que de se travestir en homme. Cette échappatoire  ne dure cependant qu’un temps car leur rôle de femme va vite les rattraper. Pourtant, ni Shekiba ni Rahima ne renonce à cette volonté de liberté ce qui va souvent leur porter préjudice. L’écriture de ce roman, fluide et légère participe au fait que le roman se lise très rapidement. Les deux héroïnes sont toutes les deux très attachantes et on prend réellement plaisir à suivre leurs destins qui ne sont pas sans rebondissements et sans obstacles. Cela m’a fait prendre conscience naïvement de ma chance d’être née en France car même si il y a encore des éléments à ajuster, la condition féminine en Afghanistan reste elle, extrêmement limitée et n’a pas beaucoup évoluée en l’espace d’un siècle.

    Bref, ce roman vous transporte, vous révolte et vous bouleverse toujours avec la plus grande justesse. Je ne pense pas que j’oublierais facilement l’histoire de ces deux femmes qui reflète la réalité d’un problème de société qui est encore loin d’avoir disparu. 

Citations :

« Mon père veut nous marier de force.
Un frisson d’effroi parcourut ma colonne à cette idée. Je compris ce que ma mère savait déjà. Les hommes pouvaient faire ce qu’ils voulaient des femmes. »

« Je ne pouvais m’imaginer Parwin mariée, pas plus que je ne pouvais nous imaginer mariées, mes autres soeurs et moi. Je m’endormis après cela. Je rêvai de filles sous des voiles verts, des centaines de jeunes filles, gravissant la montagne vers le nord de la ville. Un courant émeraude glissant vers le sommet, où, une par une, elles tombaient de l’autre côté, les bras ouverts comme des ailes mais n’ayant jamais appris à voler. »

« – Tu verras plus tard. Chaque petit effort porte ses fruits. Regarde-moi. j’ai la chance de savoir lire. C’est une bougie dans une pièce sombre. Ce que j’ignore, je peux le découvrir par moi-même. Il est plus facile de duper quelqu’un qui n’a pas cette autonomie. »

 

L’Appartement témoin de Tatiana de Rosnay

Bonjour à tous !

       J’ai un peu déserté le blog ces derniers temps puisque j’avais momentanément perdu la motivation d’écrire dessus mais je n’avais pas non plus l’intention de l’abandonner totalement, je vous rassure ! Je pense que je vais reprendre à mon rythme sans me fixer de contrainte particulière pour garder le plaisir de vous partager mes avis. 🙂

    Bref, trêve de blabla, je profite d’une des dernières masses critiques de Babelio grâce à laquelle j’ai gagné L’Appartement témoin pour revenir. Tatiana de Rosnay étant une de mes auteures française préférée, il me tardait de découvrir un autre de ses romans !

Résumé :

      L’apprentissage de la vie est-il une question d’âge  ? Le regard acide d’un proche, des événements aussi inattendus qu’étranges peuvent modifier une existence. Entraîné de New York à Venise sur les traces d’une femme mystérieuse, le héros de cette histoire, un quinquagénaire blasé, découvrira-t-il enfin le bonheur perdu dont la nostalgie n’a cessé de le poursuivre  ?

Mon avis :

          Ce roman est le tout premier écrit par cette auteure bien qu’il n’ait été réédité qu’en 2011 et sorti en livre poche cette année. Comme le dit la dernière de couverture, on sent que ce roman porte déjà les prémices de ce qui deviendra les thèmes récurrents de chacun de ses romans : le secret, le mystère et les souvenirs liés à des lieux bien précis. Nous suivons notre protagoniste dont on ne connait pas le nom, approcher lentement de la soixantaine et remettre toute sa vie en question à la suite d’une vision qui le hante depuis son changement de logement. Celui-ci va alors tenter de percer le sens de cette vision coûte que coûte. Au fur et à mesure  de cette quête, il va littéralement passer de révélation en révélation tant au niveau de ce mystère qu’au niveau de sa propre existence. Il va en effet s’ouvrir à l’art, aux voyages et à la « vraie vie », lui qui était alors englué dans son quotidien d’homme divorcé et père d’une jeune fille qui, à 18 ans, commence à se détacher peu à peu de lui. J’ai beaucoup aimé la première partie de ce roman où l’on voit le changement s’opérer sur ce personnage. Ce roman est surtout une quête initiatique et c’est ce que l’on comprend à la fin de celui-ci. En effet, si depuis le début du récit, on attend le point crucial de la confrontation entre la vision et la réalité, la fin du roman nous casse toutes ses attentes car elle laisse une fin ouverte à toutes interprétations. Malheureusement, cela est trop brutal après tout le suspens et les longueurs de la dernière partie pour être justifié. Finalement, nous ressentons très bien que c’est son premier roman car il y a beaucoup de maladresses que l’on ne retrouve pas dans ses prochains romans et qui laissent à celui-ci un goût d’inachevé.

En bref :

       Ce n’est certainement pas le meilleur roman que j’ai lu de cette auteure surtout pour la fin que je trouve décevante mais le caractère initiatique du récit et sa pertinence sur différents sujets comme l’amour ou la féminité ainsi que son côté mystérieux ont rendu ma lecture globalement plaisante.

      Si je devais vous conseiller d’autres romans de cette auteure : Rose et Le cœur d’une autre qui sont mes préférés ou Elle s’appelait Sarah dans un registre plus historique

Citations :

Je ne connais ni l’odeur, ni la saveur, ni la texture de l’amour. On ne tombe plus amoureux à cinquante-cinq ans. L’amour est synonyme de jeunesse, de beauté fraîche et juvénile. Voir deux vieillards s’embrasser est une vision d’horreur. Il est trop tard pour moi. Et pourtant, Dieu sait que j’ai rêvé de l’amour, de la femme, de cette Femme qui me captiverait d’un regard, d’un coup d’œil, d’un battement de cils, d’un battement de cœur…

Il remarqua que les Londoniens ne se regardaient pas dans la rue. A Paris, pensa-t-il, on est sans cesse observé, reluqué, jugé, que l’on soit homme ou femme, beau ou laid, riche ou pauvre ; on n’est jamais à l’abri de ce regard qui dissèque, analyse, déshabille des yeux, comprend en un éclair d’où viennent ces chaussures, cette montre, ce manteau, qui a coiffé ces cheveux, combien mesure ce tour de taille. « Les New-Yorkais se toisent avec sympathie, les Parisiens se scrutent sans pitié et les Anglais s’ignorent », se dit-il, amusé.

 

 

Quelques minutes après minuit de Patrick Ness

Bonjour à tous !

        Aujourd’hui je vous présente un livre jeunesse qui a fait beaucoup parler de lui lors de son adaptation cinématographique en octobre 2016 : Quelques minutes après minuit de Patrick Ness. Tout ce que je savais de ce livre c’était qu’il était profondément bouleversant. Je l’ai donc commencé en me préparant psychologiquement mais finalement je n’ai peut être pas été aussi bouleversée que certaines personnes directement concernées par la maladie du cancer ou qu’un enfant qui lirais ce roman avec ses yeux d’enfants.

Couverture Quelques minutes après minuit

Résumé :

      Depuis que sa mère a commencé son traitement, Conor, treize ans, redoute la nuit et ses cauchemars. A minuit sept, un monstre vient le voir, qui a l’apparence d’un if gigantesque, quelque chose de très ancien et de sauvage. Mais pour Conor, le vrai cauchemar recommence chaque jour : sa mère lutte en vain contre un cancer, son père est devenu un étranger, et il est harcelé à l’école. Au fil des visites du monstre, l’adolescent comprend que son vrai démon est la vérité, une vérité qui se cache au plus profond de lui, terrifiante.

Mon avis :

       Tout d’abord, j’ai été surprise d’apprendre, dans l’avant propos du roman, que Patrick Ness n’est pas le créateur complet de l’histoire mais que l’idée originale venait de Siobhan Dowd qui n’a jamais pu mener son histoire à terme, emporté par le cancer en 2007. C’est donc Patrick Ness qui s’est chargé d’écrire une histoire avec les éléments amorcés par ce dernier.

       Ce roman commence dans une atmosphère assez effrayante puisqu’il s’ouvre sur les cauchemars de Conor âgé de 13 ans. Celui-ci fait en effet un cauchemar récurrent qu’il garde secret mais qui le bouleverse au plus haut point. On comprend vite que ce cauchemar est lié à la maladie de sa mère qui ne semble pas réactive aux traitements qu’on lui administre. Non seulement Conor garde son cauchemar pour lui mais en plus il doit faire face au harcèlement qu’il subit à l’école, au total délaissement de son père et à sa grand-mère qui le met sur les nerfs. Conor se met alors à voir un monstre apparaître sous la forme d’un If géant à 00h07 exactement. S’il pense dans un premier temps qu’il s’agit d’un énième cauchemar, il ne tarde pas à se rendre compte que le monstre interfère avec la réalité. Celui-ci va alors lui raconter trois histoires à chacune de ses apparitions, et va laisser Conor lui raconter la dernière, l’histoire de son cauchemar qui l’effraye tant. Les apparitions vont alors faire réfléchir Conor et surtout le pousser dans ses retranchements jusqu’à ce qu’il avoue enfin au monstre et à lui-même, la vérité qu’il se donne tant de peine à cacher.

     Ce roman est superbement bien écrit et profond tant il touche à divers sujets à la fois. Le fait que ce soit imagé nous fait rendre compte de toute la complexité de la personnalité de Conor qui se retranche au plus profond de lui-même jusqu’à en devenir presque invisible pour son entourage. Il va devoir faire preuve d’un courage sans pareil pour affronter la situation et ne pas sombrer dans ses cauchemars. Un véritable conte moderne sur l’importance de profiter de ceux qu’on aime tant qu’il est encore temps.

      Je recommande cette histoire à tous les enfants (à partir de 10 ans) qui sont confrontés à la maladie de près ou de loin et même aux adultes car certaines vérités sont universelles. J’attends maintenant de voir le film avec grande impatience !

Citations :

On n’écrit pas sa vie avec des mots. On l’écrit avec des actes. Ce que tu penses n’est pas important. C’est ce que tu fais qui compte.

Les histoires sont des créatures sauvages. Quand tu les libères, qui sait ce qu’elles peuvent déclencher.

– Je ne comprends pas. Qui est le gentil, dans l’histoire ?
– Il n’y a pas toujours un gentil. Et pas toujours un méchant non plus. La plupart des gens sont entre les deux.

Le premier jour du reste de ma vie de Virginie Grimaldi

Bonjour à tous !

      Aujourd’hui je vous présente un roman que j’ai acheté un peu par hasard puisque la couverture m’a fait penser à l’été et aux vacances donc idéal pour la saison. Finalement cette lecture m’a conquise bien plus que je ne le pensais au départ et j’ai été transporté avec nos trois héroïnes dans leur tour du monde en croisière.

Résumé :

       Marie a tout préparé pour l’anniversaire de son mari : gâteaux, invités, décoration de l’appartement… Tout, y compris une surprise : à quarante ans, elle a décidé de le quitter. Marie a pris « un aller simple pour ailleurs ». Pour elle, c’est maintenant que tout commence. Vivre, enfin. Elle a donc réservé un billet sur un bateau de croisière qui fait le tour du monde. À bord, Marie rencontre deux femmes qui, elles aussi, sont à la croisée des chemins. Au fil de leurs aventures, parfois loufoques, elles pleurent et rient ensemble, à la reconquête du bonheur. Leurs vies à toutes les trois vont être transformées par ce voyage au bout du monde… Tout quitter pour tout recommencer : une comédie tendre et savoureuse !

Mon avis :

       Dans ce roman, nous suivons le personnage de Marie, qui, à l’approche de la quarantaine sent que sa vie s’enlise complètement entre des rêves de voyages laissés de côté et un mari qui la traite davantage comme une plante verte que comme sa femme. Elle décide alors de tout plaquer et de partir réaliser son plus grand rêve : faire le tour du monde. C’est ainsi qu’elle va s’inscrire à une croisière qui se spécialise dans les personnes seuls (célibataires, divorcés ou bien veufs) et qui comptent bien le rester. Si elle s’attend à voyager en tête à tête avec elle même pour se retrouver, Marie va très vite se lier d’amitié avec deux femmes que tout oppose que ce soit la génération ou bien le caractère. La première, Camille a la vingtaine, et considère la croisière comme une opportunité de remplir son tableau de chasse ; la deuxième, Anne, 60 ans, peine à se remettre de sa séparation avec celui qu’elle considère comme son seul et unique amour. Toutes les trois sont donc dans l’attente d’un renouveau, de quelque chose qui va changer leurs vies à tout jamais. La croisière va leur permettre de se chercher et de s’épanouir ensemble dans cette nouvelle vie.

      Pour une fois dans ce genre de roman, les relations amoureuses ne sont pas au premier plan et, même si elles ne sont bien sûr pas totalement évincées non plus, elles passent pourtant au deuxième plan derrière la relation amicale qui lie les trois femmes entre elles. Au fil de l’histoire, on voit leur amitié évoluer et se renforcer jusqu’à devenir vitale pour les trois héroïnes. Elles vont vivre des aventures complètement folles à travers tous les pays qu’elles visitent et on se sent vraiment voyager avec elles à bord de la croisière. D’autres personnages vont venir se greffer à l’histoire et sont tous vraiment attachants et bien pensés.

       Ce roman est vraiment idéal quand on rêve d’évasion ou juste pour se vider l’esprit. Il est drôle, touchant et terriblement prenant. Je le conseille à tous, que ce soit les vacances ou pas pour vous, c’est une lecture qui vous en donne par procuration ! 😉

Citations :

La vie, c’est comme un tour de magie. Quand on est enfant, on ne voit que le devant de la scène. C’est fabuleux, on s’émerveille, on se pose des questions, on a envie d’en savoir plus. Et puis, on grandit. Peu à peu, les coulisses se dévoilent, on réalise que c’est compliqué. C’est moins joli, c’est quand même parfois moche, on est déçu. Mais on continue quand même à s’émerveiller.

Croyez-moi, l’amour peut frapper à tout âge, partout. Même quand on ne l’attend pas. Il serait dommage de lui tourner le dos. Nous allons tous au même endroit ; autant rendre le chemin plus heureux.

 

 

 

 

 

Premier appel du paradis de Mitch Albom

Bonjour à tous !

        Aujourd’hui je reviens avec un roman qu’il me tardait de découvrir tant son résumé et sa couverture m’intriguaient. Je me suis enfin lancée dedans sans savoir à quoi m’attendre réellement puisque le sujet porté sur la religion et plus précisément la croyance à une vie après la mort  me paraissait plutôt osé et délicat à aborder dans un roman.

Couverture Premier appel du paradis

Résumé :

        Le petit village de Coldwater, sur le lac Michigan, est le théâtre d’un véritable miracle. Un beau jour d’automne, le téléphone commence à sonner chez plusieurs de ses habitants. Tous les appels proviennent de personnes décédées. Au même moment, Sully Harding sort de prison. Lors de son séjour derrière les barreaux, sa femme est morte. Il est désormais père célibataire. À son retour, il découvre un village en proie à une grande fièvre religieuse. Quand son propre fils ne vit plus que dans l’espoir d’un appel de sa mère, il est déterminé à prouver qu’il s’agit seulement d’une gigantesque supercherie. Mais est-ce bien le cas ?

Mon avis :

      Le roman commence dans la petite bourgade de Coldwater dans le Michigan où quelques habitants « élus »  reçoivent soudainement des appels plutôt inattendus puisqu’ils proviennent directement de leurs proches disparus quelques années plus tôt. Les personnages voient alors leurs vies complètement chamboulées, certains attendent impatiemment de recevoir leurs appels chaque vendredi alors que d’autres vont les redouter et les craindre.  C’est la vie toute entière des habitants de Coldwater qui va alors se transformer radicalement, le miracle est rapidement révélé aux yeux du monde et la bourgade se transforme peu à peu en lieu de pèlerinage pour ceux qui veulent y  croire et en champ de bataille pour les plus sceptiques.  Enfin, pour convaincre les moins convaincus, une émission spéciale en direct de Coldwater va avoir lieu, pour que l’une des « élus » prouve que les appels sont bien réels en partageant l’un d’eux avec le monde entier.
Ce que j’ai aimé dans ce roman, c’est que l’auteur nous laisse croire à ce que l’on veut et ne nous force pas à adopter un certain point de vue. Le roman ne se veut pas moraliste mais pose plutôt une question fondamentale : si tout à coup l’existence du paradis nous était révélé, comment réagirait l’humanité.  Le roman se transforme rapidement en enquête, celle de la recherche de la vérité. Le personnage de Sully, le plus attachant de tous et surtout le plus sceptique va vouloir démontrer que le miracle auquel tout le monde semble être attaché n’est qu’une vaste supercherie.
     Je ne vais pas vous spoiler la fin mais même si elle est un peu tirée par les cheveux, elle nous laisse libre d’interpréter les choses comme on le veut et laisse sa part au miracle, surtout au plus réel de tous : le miracle humain.

     Bref, ce roman m’a fait passer un très bon moment de lecture, j’aurais aimé que certaines choses soient plus approfondis mais l’auteur a sans doute voulu préserver une part de mystère . Il aborde des thèmes originaux qui apportent matière à réflexion de façon sensible et touchante. Je le recommande donc à tous, quelle que soit la manière dont vous percevez l’au-delà ! 😉

Citations :

Ce fut le jour où le monde reçut son premier appel de l’au-delà. Ce qui suit dépend de ce que l’on est prêt à croire.

Les nouvelles de la vie sont transmises par téléphone. La naissance d’un bébé, des fiançailles, un accident tragique sur la route, dans la nuit — presque tous les événements marquants de la vie, bons ou mauvais, sont annoncés par une sonnerie.