La Passe-miroir, tome 2 : Les Disparus du Clairdelune de Christelle Dabos

Bonjour à tous !

       Voici une chronique que j’avais hâte de vous écrire tout en essayant de reculer le délai le plus possible. Je ne voulais tout simplement pas le finir, le fermer et devoir attendre peut-être des mois avant de pouvoir lire la suite ! 😉

Couverture La Passe-miroir, tome 2 : Les Disparus du Clairdelune

Résumé :

        Fraîchement promue vice-conteuse, Ophélie découvre à ses dépens les haines et les complots qui couvent sous les plafonds dorés de la Citacielle. Dans cette situation toujours plus périlleuse, peut-elle seulement compter sur Thorn, son énigmatique fiancé ? Et que signifient les mystérieuses disparitions de personnalités influentes à la cour ? Ophélie se retrouve impliquée malgré elle dans une enquête qui l’entraînera au-delà des illusions du Pôle, au cœur d’une redoutable vérité.

Mon avis :

         Après le coup de coeur absolu que j’avais eu pour le tome 1 : Les fiancés de l’hiver, c’était avec grande impatience que je voulais découvrir ce second opus. Les critiques sont dithyrambiques à son sujet et la mienne ne va pas en différer : c’est encore un vrai coup de coeur pour moi. C’est simple, j’ai retrouvé cette soif de lecture que j’avais lorsque j’ai lu les Harry Potter pour la première fois et ça ne m’arrive vraiment pas souvent. Pour ne pas vous spoiler je vais faire dans les grandes lignes : l’univers de Christelle Dabos nous épate encore une fois par son foisonnement, chaque page donne lieu à de multiples surprises qui nous font palpiter notre petit coeur tout mou. Ce tome-ci laisse surtout place au mystère ce qui donne au roman des apparences d’enquête policière à laquelle notre chère Ophélie va rapidement se retrouver mêlée. Tout est fait dans celui-ci pour que l’on ne sache pas sur quel pied danser, les renversements de situation sont très nombreux et l’intrigue est juste haletante, on tourne les pages sans même s’en rendre compte. Le point fort de cette série c’est qu’elle ne se cantonne pas à un genre ou à un public seulement mais tout le monde peut y trouver son compte (jeunes ados, ados, adultes, amateur de fantasy mais pas forcément puisqu’il est également très réaliste…). Si vous n’avez pas encore succombé je vous enjoins fortement à le faire, je ne pense pas que vous serez déçu (en tout cas je n’ai pas lu un seul avis négatif jusqu’ici) ! Quant à moi je n’ai plus qu’à attendre le tome 3, le plus patiemment possible même si le teasing à la fin du tome 2 nous promet encore de belles surprises pour la suite ! 😀

Citations :

-Nous vivons dans un monde vraiment énigmatique, dit-elle en protégeant ses lunettes de la main. Je lis toutes sortes d’objets depuis des années et j’ai l’impression de ne rien connaître. Une Terre éclatée en morceaux. Des esprits de famille oublieux. Des Livres indéchiffrables. Vous.
Une lueur traversa les yeux de Thorn, un muscle joua le long de sa mâchoire et, l’espace d’un instant, Ophélie eut la certitude qu’il allait enfin se confier à elle.

Si elle s’était perfectionnée dans l’art de la lecture, c’était parce qu’elle ne s’était jamais sentie aussi proche de sa propre vérité qu’en explorant celle des objets. Le passé n’était pas toujours beau à regarder, mais les erreurs des personnes qui l’avaient précédée sur Terre étaient aussi devenues les siennes. Si Ophélie avait retenu une chose dans la vie, c’était que les erreurs étaient indispensables pour se construire.

 

La Passe-miroir, tome 1 : Les fiancés de l’hiver de Christelle Dabos

Bonjour à tous !

      Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler d’un premier tome d’une série, écrit par une auteur française, pour lequel j’ai eu un gros gros coup de coeur : Les fiancés de l’hiver. Ce roman circule beaucoup sur les chaînes booktube et sur les blogs en ce moment, et c’est la booktubeuse Bulledop qui m’a finalement convaincu de courir acheter ce livre !

Couverture La Passe-miroir, tome 1 : Les fiancés de l'hiver

Résumé :

       Sous son écharpe élimée et ses lunettes de myope, Ophélie cache des dons singuliers : elle peut lire le passé des objets et traverser les miroirs. Elle vit paisiblement sur l’Arche d’Anima quand on la fiance à Thorn, du puissant clan des Dragons. La jeune fille doit quitter sa famille et le suivre à la Citacielle, capitale flottante du Pôle. À quelle fin a-t-elle été choisie ? Pourquoi doit-elle dissimuler sa véritable identité ? Sans le savoir, Ophélie devient le jouet d’un complot mortel.

Mon avis :

      Si ce livre est un gros pavé : 528 pages, on ne s’ennuie pas un seul instant. Nous découvrons un univers qui oscille entre fantasy et steampunk, qui n’est pas sans rappeler les films de Hayao Miyazaki. L’héroïne de cette histoire, Ophélie est une jeune fille qui dissimule beaucoup de qualités sous son apparence très passe partout et on ne peut que s’y attacher. L’univers de Christelle Dabos est très complet et foisonne d’inventivité, celle-ci ne nous donne pas toutes les clés pour comprendre les énigmes dès le début, c’est pour cela que l’on est en perpétuel questionnement  à l’instar d’Ophélie. Les personnages comme l’histoire sont très riches, ils ont tous leurs propres particularités mais ils ont aussi toujours une part de mystère ce qui, à la fin de ce tome, nous les rend impossible à cerner complètement. La plume de l’auteur est juste magique, et agréable, la lecture ne s’en fait que plus fluide. Par contre, après l’avoir lu, je trouve cela très étrange de le voir parfois classé en jeunesse ( à partir de 12 ans), cette lecture m’a paru au final bien plus adulte que jeunesse, si vous l’avez lu, faite moi part de votre avis ! 🙂 Bref c’est un livre que je recommande plus que chaudement et j’attend avec impatience la sortie du deuxième tome! 😀

Citations :

Lire un objet, ça demande de s’oublier un peu pour laisser la place au passé d’un autre. Passer les miroirs, ça demande de s’affronter soi-même. Il faut des tripes, t’sais, pour se regarder droit dans les mirettes, se voir tel qu’on est, plonger dans son propre reflet. Ceux qui se voilent la face, ceux qui se mentent à eux-mêmes, ceux qu’ils se voient mieux qu’ils sont, ne pourront jamais. Alors crois-moi, ça ne court pas les trottoirs !

On dit souvent des vieilles demeures qu’elles ont une âme. Sur Anima, l’arche où les objets prennent vie, les vieilles demeures ont surtout tendance à développer un épouvantable caractère.
Le bâtiment des Archives familiales, par exemple, était continuellement de mauvaise humeur. Il passait ses journées à craqueler, à grincer, à fuir et à souffler pour exprimer son mécontentement. Il n’aimait pas les courants d’air qui faisaient claquer les portes mal fermées en été. Il n’aimait pas les pluies qui encrassaient sa gouttière en automne. Il n’aimait pas l’humidité qui infiltrait ses murs en hiver. Il n’aimait pas les mauvaises herbes qui revenaient envahir sa cour chaque printemps.
Mais, par-dessus tout, le bâtiment des Archives n’aimait pas les visiteurs qui ne respectaient pas les horaires d’ouverture.

Pour le challenge, ce livre m’a permis de rayer : Un livre qui fait plus de 500 pages ! 🙂