Nos étoiles contraires de John Green

Bonjour à tous !

        Aujourd’hui je vais vous parler d’un roman que vous connaissez sûrement tous, car c’est un peu LE livre du moment et qu’en plus le film va bientôt sortir au cinéma (le 20 août) ! Il s’agit bien sûr de Nos étoiles contraires de John Green. J’ai horreur de commencer un livre en ayant peur d’être déçue, c’est pour cela que j’ai toujours une appréhension en lisant de gros succès dont tout le monde parle. J’ai essayé de mettre cette peur de côté mais je suis sûre que je ne l’ai pas lu de la même manière que je l’aurais fait s’il n’avait  pas été aussi populaire ce qui est vraiment dommage mais ça ne m’a pas empêché de l’apprécier malgré tout !

Couverture Nos étoiles contraires

Résumé :

        Hazel, 16 ans, est atteinte d’un cancer. Son dernier traitement semble avoir arrêté l’évolution de la maladie, mais elle se sait condamnée. Bien qu’elle s’y ennuie passablement, elle intègre un groupe de soutien, fréquenté par d’autres jeunes malades. C’est là qu’elle rencontre Augustus, un garçon en rémission, qui partage son humour et son goût de la littérature. Entre les deux adolescents, l’attirance est immédiate. Et malgré les réticences d’Hazel, qui a peur de s’impliquer dans une relation dont le temps est compté, leur histoire d’amour commence… les entraînant vite dans un projet un peu fou, ambitieux, drôle et surtout plein de vie.

Mon avis :

      J’avais hâte de découvrir l’écriture de John Green, tant adulée par tous et je dois reconnaître qu’il a un véritable talent pour raconter une histoire aussi bouleversante sur un sujet aussi sensible en y insérant une forte dose d’humour et même parfois de l’humour noir. Cela donne un peu de légèreté et de cynisme à cette histoire qui paraît pourtant bien sombre et c’est certainement ce qui a fait son succès. J’ai préféré le personnage d’Augustus à celui d’Hazel car j’ai trouvé celle-ci parfois très énervante mais les deux se complètent et c’est ce qui fait toute leur alchimie. Si leur maladie est au cœur du roman et s’insinue à chaque fois dans l’histoire, c’est leur amour qui prendra le dessus sur tout. Ils sont essentiels l’un à l’autre. Le personnage d’Isaac est aussi attachant que les deux autres et à eux trois, ils forment juste le trio parfait ! Ce roman est écrit avec une profonde justesse. Jamais je n’ai eu l’impression d’être dupée par l’auteur car ce n’est ni tout noir ni tout blanc mais un mélange des deux. John Green derrière un récit entièrement fictionnel, nous confronte à la réalité pure et dure et c’est ce qui fait toute la beauté de Nos étoiles contraires.
     Je n’ai malheureusement pas été aussi touchée que je l’aurais espérée, certainement parce que j’en attendait trop, mais cela reste un gros coup de cœur quand même. Si vous ne l’avez pas encore lu, alors foncez ! Quant à moi, il me tarde d’aller le voir au cinéma, la bande annonce me fait déjà rêver !

Citations :

« Je suis tombée amoureuse pendant qu’il lisait, comme on s’endort : d’abord doucement et puis tout d’un coup. »

« Sans souffrance, comment connaitre la joie ? Un point de vue que j’avais toujours trouvé d’une stupidité et d’un manque de finesse inouïs. Pour le démontrer, il suffisait de dire que, même si le brocoli existe, ça n’empêcherait pas le chocolat d’être bon. »

Sauf qu’on sait tous les deux que « OK » est un mot extrêmement provocateur. Il DEGOULINE de sensualité.

Pauline d’Alexandre Dumas

Re bonjour !

        Me revoici pour une chronique d’un roman classique que j’avais envie de lire depuis très longtemps : Pauline. J’avoue que c’est parce qu’il porte mon nom que je l’ai repéré car je ne le connaissais pas du tout et cela a piqué ma curiosité mais ce n’est quand même pas la seule raison. Il faut surtout dire que Dumas est un des auteurs classiques que je souhaitais découvrir le plus.  Etant donné que les œuvres les plus connues de celui-ci sont des pavés assez conséquents, j’ai préféré commencer par un roman plus court, et, en plus, la quatrième de couverture m’a donné encore davantage l’envie de le découvrir

Couverture Pauline

Résumé:

       Quel est le secret que cache Pauline ? Pourquoi fuit-elle le regard d’autrui ? Quel drame creuse son visage et altère son teint ?  » Personne n’ignore par expérience que le danger inconnu est mille fois plus saisissant et plus terrible que le péril visible et matérialisé « , confie Pauline. En épousant le comte Horace de Beuzeval, la jeune femme a signé son arrêt de mort : chaque jour est devenu synonyme d’angoisse et d’effroi… 

Mon avis :

        Pauline est un des premiers romans de Dumas mais il n’est pas l’un de ses plus connus. On dit que c’est un peu l’avant goût du Comte de Monte-Cristo.  Pauline est inscrit dans la veine du roman gothique.
         L’univers avait toutes les chances de me plaire avec du mystère, des secrets, des histoires de brigands, des aspects qui le rapprochent aussi du romantisme, et bien… le charme a opéré ! Dans ce roman, plusieurs récits sont enchâssés, on a donc la situation initiale et un retour dans le passé ce qui fait planer un certain suspens tout au long du roman.  On attend, comme dans une enquête, la résolution de l’énigme avec impatience. Étant donné que j’adore ce genre d’univers, je suis vraiment entrée dans le roman, certains passages m’ont tenu en haleine, d’autres m’ont fait frissonner. Les personnages sont attachants, bien que le roman soit très cours (180 pages environ), leurs personnalités et leurs caractères sont assez bien développés, ce qui rend l’histoire vraiment prenante. Peut-être un petit regret qu’il ne soit pas plus long finalement, pour développer certains aspects qui ne le sont pas davantage, comme les personnages secondaires, mais bon ce n’était pas essentiel non plus. Et bien sûr, pour finir, l’écriture de Dumas est magnifique et pourtant pas du tout difficile à lire, en tout cas pour ma part, je l’ai lu très vite et avec beaucoup de plaisir !
      Bref ce roman m’a encore plus donné l’envie de lire d’autres romans d’Alexandre Dumas, surtout Le Comte de Monte-Cristo qui est celui qui me tente le plus ! Je recommande Pauline à ceux qui, comme moi, veulent s’initier à cet auteur mais aussi à ceux qui voudraient découvrir d’autres de ses œuvres, un peu moins connues.

Citations :

Cette femme étrange, pareille à une de ces fées qui se penchent au bord des torrents et font flotter leur écharpe dans l’écume des cascades, s’inclina sur le précipice et passa comme par miracle, mais pas si rapidement encore que je ne puisse entrevoir son visage calme et doux, quoique pâle et amaigri par la souffrance.

Il y a des destinées qui peuvent ne se rencontrer jamais, mais qui dès qu’elles se rencontrent, ne doivent plus se séparer.

Le Coeur Cousu de Carole Martinez

Bonjour à tous !

         Aujourd’hui je vais vous parler d’un roman d’une auteur espagnole que je voulais découvrir depuis longtemps : Carole Martinez. Malheureusement, j’ai pris beaucoup de temps à lire ce roman, non pas parce qu’il était ennuyant mais surtout car je l’avais commencé avant de devoir lire mes lectures pour les cours. Ce à quoi il faut ajouter son format assez conséquent : 440 pages . Néanmoins cela ne m’a pas gênée car j’ai beaucoup apprécié cette histoire.

Couverture Le coeur cousu

 

Résumé :

     Dans un village du sud de l’Espagne, une lignée de femmes se transmet depuis la nuit des temps une boîte mystérieuse…
Frasquita y découvre des fils et des aiguilles et s’initie à la couture. Elle sublime les chiffons, coud les êtres ensemble, reprise les hommes effilochés. Mais ce talent lui donne vite une réputation de magicienne, ou de sorcière. Jouée et perdue par son mari lors d’un combat de coqs, elle est condamnée à l’errance à travers une Andalousie que les révoltes paysannes mettent à feu et à sang. Elle traîne avec elle sa caravane d’enfants, eux aussi pourvus – ou accablés – de dons surnaturels.

Mon avis :

      C’est un roman assez surprenant, je ne savais pas bien à quoi m’attendre en lisant la quatrième de couverture, entre une histoire fantastique, une saga familiale, un récit de voyage initiatique… En fait ce roman se lit comme un conte, il regroupe plusieurs fables pleines de poésie, avec une certaine dose de fantastique mais tout en légèreté. Carole Martinez emploie ces figures fantastiques à travers des métaphores. L’exemple le plus flagrant est le personnage de l’ogre qui m’a d’ailleurs totalement épouvantée. Pour rappeler le titre, les histoires peuvent sembler parfois décousues mais elles ont toutes un fil conducteur. C’est un roman patchwork, il y a sans arrêt des retours dans le passé, des rappels du présent par la narratrice qui n’est autre que la fille benjamine de Frasquita ou même des présages du futur. Les thèmes abordés, parfois très durs, se concentrent sur la figure de la féminité que ce soit la maternité, le lien entre les femmes dans une famille etc. Certaines longueurs m’ont parfois un peu rebutée dans ma lecture car je n’aime pas le sentiment de traîner et de voir les pages se tourner. Néanmoins, toutes ces histoires sont très prenantes et nous font voyager avec les personnages dans des contrées exotiques. Enfin il faut surtout dire qu’elles sont écrites avec une plume magnifique.

Bref je recommande cette lecture à tout le monde, si vous souhaitez être transporté avec Frasquita et ses six enfants, dans cette caravane pour un voyage à travers l’Andalousie.

Extrait: 

      Les mains des conteuses sont des fleurs agitées par le souffle chaud du rêve, elles se balancent en haut de leurs longues tiges souples, fanent, se dressent, refleurissent dans le sable à la première averse, à la première larme, et projettent leurs ombres géantes dans des ciels plus sombres encore, si bien qu’ils paraissent s’éclairer, éventrés par ces mains, par ces fleurs, par ces mots.
Anita ne sait plus lire, elle a oublié, elle s’est soudain refusée aux mots écrits. Elle dit que l’écriture enterrera les mains des conteuses et qu’aucune voix ne nous guidera plus dans les ténèbres du mythe. Les lettres écrites, ces courbes, cette encre, ces mots morcelés, pourriront sur les feuilles, mémoire morte. Les contes seront oubliés. Pour elle, tout livre est un charnier. Rien ne doit être inscrit ailleurs que dans nos têtes.Elle a des contes tatoués sur les lèvres.

Papa et maman sont morts de Gilles Paris

Bonjour à tous,

           Aujourd’hui je vais vous parler de Papa et maman sont morts de Gilles Paris. J’avais découvert cet auteur avec Autobiographie d’une courgette  que j’avais beaucoup aimé, et d’ailleurs je vous le recommande fortement. J’avais lu des avis plus que mitigés sur celui-ci mais avec un titre pareil, j’ai voulu en savoir plus…

Couverture Papa et maman sont morts

Résumé:

        Papa et maman sont morts, la mer les a avalés. Alice et son frère cherchent des parents d’adoption. En rayon; l’oncle Paul, chasseur de mouches avec les plis de son ventre, Bérénice, folle d’amour pour Tom, qui a des muscles mais pas de coeur, et Mme Knop, l’institutrice, qui aime tant nager nue la nuit. Ce n’est pas gagné!
Peut importe, les deux enfants sont ensemble, tous les deux.

Mon avis :

        Malheureusement, comparé au précédent, je n’ai pas été conquise par ce roman. Bien que j’ai retrouvé avec plaisir l’écriture poétique de Gilles Paris, j’ai trouvé le tout très brouillon. Déjà les relations entre les personnages sont très « spéciales » et on ne comprend pas toujours très bien où l’auteur veut en venir. Néanmoins il arrive à parler de sujets difficiles avec une légèreté et une poésie qui fait que l’on a envie de le lire jusqu’au bout pour voir où tout ceci va nous mener.

        Bref, ce roman se lit très vite et on fini par apprécier les personnages malgré leurs bizarreries, mais je suis sortie un peu déçue de cette lecture, c’est sûr qu’il ne me laissera pas un souvenir impérissable mais je lirais quand même d’autres romans de cet auteur, notamment Au pays des kangourous qui est d’ores et déjà dans ma bibliothèque.

Citations:

« Alice dit que la mer est salée, parce que les femmes y ont versé trop de larmes. Ce qui les rend belle, aussi, parce qu’elle contient toute la tristesse des femmes. »

« Quand tu auras lu tous ces livres, tu ne seras plus la même. Les gens se ressemblent trop, ils ne lisent pas assez. Ne deviens pas comme eux. »

Rose de Tatiana de Rosnay

Bonjour à tous!

      Aujourd’hui je vais vous parler d’un roman de Tatiana de Rosnay. Après Moka et Elle s’appelait Sarah que j’avais beaucoup aimés, je me suis lancée dans Rose, un roman qui me tentait particulièrement car il portait sur l’histoire de Paris et plus précisément, les travaux haussmanniens.

Couverture Rose

Résumé:

    Paris sous le Second Empire. Les ambitieux travaux d’Haussmann détruisent des quartiers entiers, générant des milliers d’expropriations douloureuses. Loin du tumulte, Rose Bazelet mène une vie paisible, au rythme de sa lecture du Petit Journal et de ses promenades au Luxembourg. Jusqu’au jour où elle reçoit la fatidique lettre du préfet : sa maison, située sur le tracé du boulevard Saint-Germain, doit être démolie. Liée par une promesse faite à son mari, elle ne peut se résoudre à partir. Contre le baron, contre l’empereur, Rose va se battre pour sauver la demeure familiale qui renferme un secret jalousement gardé…

Mon avis:

      Encore une fois, Tatiana de Rosnay ne m’a pas déçue. Son récit m’a transporté. L’auteure a un vrai don pour retranscrire les sentiments de ses personnages et pour nous faire vivre l’histoire comme si on y était.
Même si je n’étais pas toujours d’accord avec le personnage principal, Rose, je me suis très vite attachée à elle et à sa maison si chère à son coeur.
Le récit est écrit sous forme de lettre que Rose envoie à son défunt mari ce qui nous fait encore plus pénétré dans l’intimité de celle-ci et  cela nous tient en haleine car il y a des coupures dans le récit et certains détails sont révélés petit à petit.

      Tatiana de Rosnay nous décrit à merveille le Paris avant et sous les travaux d’Haussmann, ce qui m’a énormément intéressé car je ne connaissais de ces travaux que les bons côtés: le progrès et la modernité. je ne m’imaginais pas que cela avait pu avoir des conséquences aussi terribles sur la vie des parisiens de cette époque.

Bref une histoire passionnante et une fin à la hauteur du roman!

Citations:

Vous êtes convaincu que le foyer d’une famille se résume à une somme d’argent. Pour vous, une maison n’est qu’une maison. Votre nom a lui seul est une ironie. Comment se peut-il que vous vous appeliez Haussmann ? En allemand, cela ne signifie-t-il pas « l’homme de la maison » ?

Cette maison est mon corps, ma peau, mon sang, mes os. Elle me porte en elle comme j’ai porté nos enfants.

Sukkwan Island de David Vann

Bonjour à tous!

          Aujourd’hui je vais vous parler d’un livre qui nous fait voyager en Alaska, dans une petit île isolée du reste du monde: Sukkwan Island. J’avais entendu énormément de bonnes critiques sur ce roman et comme j’aime beaucoup les romans qui font voyager, surtout dans les pays nordiques, celui-ci a attisé ma curiosité!

Couverture Sukkwan Island

Résumé:

           Une île sauvage du Sud de l’Alaska, accessible uniquement par bateau ou par hydravion, tout en forêts humides et montagnes escarpées. C’est dans ce décor que Jim décide d’emmener son fils de treize ans pour y vivre dans une cabane isolée, une année durant. Après une succession d’échecs personnels, il voit là l’occasion de prendre un nouveau départ et de renouer avec ce garçon qu’il connaît si mal. La rigueur de cette vie et les défaillances du père ne tardent pas à transformer ce séjour en cauchemar, et la situation devient vite incontrôlable. Jusqu’au drame violent et imprévisible qui scellera leur destin.

Mon avis:

           Malheureusement je n’ai pas eu de véritable coup de coeur, j’ai même été assez déçue, peut-être parce que j’en attendais beaucoup plus… Le roman est composé de deux parties qui sont plutôt inégales selon moi. J’ai de loin préféré la première qui fait place au suspens car on sent dès le départ que leur séjour à Sukkwan Island ne se passera pas du tout comme ils l’avaient imaginé. Cependant cela reste très progressif car l’auteur revient au fil de la lecture sur des détails qui nous font comprendre certaines choses. Les deux personnages sont complexes et on a du mal à les cerner complètement c’est pourquoi je n’ai pas réussi à m’y attacher bien que j’ai eu une préférence pour Roy qui  incarne l’innocence dans l’histoire. La deuxième partie, centrée sur le père est moins intéressante car cela tourne vite en rond et la fin reste prévisible même si l’auteur nous y amène progressivement.  

          Bref un roman assez bien écrit, qui nous fait vivre sur une île,  isolé du monde le temps d’un roman, mais qui ne m’a pas bouleversé malgré des passages très durs!

Extrait:

Ils s’installaient à présent dans une petite cabane en cèdre au toit pentu en forme de A. Elle était blottie dans un fjord, une minuscule baie du Sud-Est de l’Alaska au large du détroit de Tlevak, au nord-ouest du parc naturel de South Prince of Wales et à environ quatre-vingt kilomètres de Ketchikan. Le seul accès se faisait par la mer, en hydravion ou en bateau. Il n’y avait aucun voisin. Une montagne de six cents mètres se dressait juste derrière eux en un immense tertre relié par des cols de basse altitude à d’autres sommets jusqu’à l’embouchure de la baie et au-delà. L’île où ils s’installaient, Sukkwan Island, s’étirait sur plusieurs kilomètres d’épaisse forêt vierge, sans route ni sentier, où fougères, sapins, épicéas, cèdres, champignons, fleurs des champs, mousse et bois pourrissant abritaient quantité d’ours, d’élans, de cerfs, de mouflons de Dall, de chèvres de montagne et de gloutons.

Martin Eden de Jack London

Bonjour à tous!

        Aujourd’hui je vais vous parler d’un très grand auteur dont je n’avais encore jamais lu de roman jusqu’à présent: Jack London célèbre notamment pour son roman: Croc-Blanc. Martin Eden est un livre que l’on m’a prêté et heureusement car je ne connaissais pas jusqu’à présent et je serais peut-être passé à côté d’un grand roman. On prétend que ce roman s’inspire grandement de la vie de l’auteur et qu’il y une part de Jack London en Martin Eden et inversement.

 

Couverture Martin Eden

Résumé:

           Pour Ruth, dont il est follement amoureux, Martin Eden, dont la vie n’avait été jusqu’alors que « coups d’audace désespérée, aventures, dangers », décide de devenir un autre homme. Il sera écrivain. Martin alors étudie et travaille comme un damné mais le succès se fait attendre et tous le lâchent, même Ruth. Quand, enfin, son talent sera reconnu et qu’il sera riche et célèbre, ce sera trop tard. 
Dans ce roman, c’est sa propre tragédie que nous révèle Jack London.

Mon avis:

          Ce roman fut un vrai coup de coeur pour moi! Il est profondément marquant et superbement écrit. On suit Martin Eden dans sa lutte pour devenir écrivain et ravir le coeur de Ruth pour finalement tomber de désillusions en désillusions. Martin Eden nous fait réfléchir sur l’importance de l’éducation et du statut social qui fait tout dans la société sans accorder d’importance au talent et à la richesse intérieure de chacun. Martin Eden remet en question de nombreuses conventions bien établies dans la société du siècle passé mais qui reste toujours encrées dans celle d’aujourd’hui. L’histoire est romancée et est très plaisante à lire, on se prend d’affection voire même parfois de pitié pour Martin Eden qui arrivera à atteindre ses buts sans jamais s’accomplir soi-même ce qui est finalement encore pire que d’échouer complètement.
         Bref un roman qui devrait être lu par beaucoup et qui est finalement assez méconnu du grand public. Parfois répétitifs mais toujours agréable à lire, même si l’on sait dès le début que cela ne va pas être tout rose  pour Martin, on a envie de savoir comment il a pu en arriver là.
     

Cela m’a donné envie de découvrir d’autres ouvrages de l’auteur! 

Citations et extraits:

« Avant, je ne savais pas que la beauté avait un sens. Je l’acceptais comme telle, comme une réalité sans rime ni raison. J’étais dans l’ignorance. A présent, je sais, ou plus exactement, je commence à savoir. Cette herbe me paraît beaucoup plus belle maintenant que je sais pourquoi elle est herbe, par quelle alchimie du soleil, de la pluie et de la terre elle est devenue ce qu’elle est. »

« Mais moi, je suis moi, et je ne subordonnerai pas mon goût au jugement unanime du public. Si je n’aime pas une chose, je ne l’aime pas, voilà tout; et rien au monde ne me fera l’aimer, parce que la grande majorité de mes contemporains l’aime, ou fait semblant de l’aimer. Mes goûts et mes aversions ne suivent pas la mode. »

« Tout peut s’en aller à vau-l’eau dans ce monde, sauf l’amour. L’amour ne peut pas faiblir. S’il trébuche en chemin et s’effondre comme une chiffe, c’est que ce n’était pas de l’amour. »