Les gens heureux lisent et boivent du café d’Agnès Martin-Lugand

Bonjour à tous,

       Je reviens aujourd’hui pour vous parler d’une auteure dont on entend beaucoup parler depuis un petit moment et qui tourne beaucoup sur la blogosphère : Agnès Martin-Lugand. Evidemment, j’ai commencé avec son premier roman : Les gens heureux lisent et boivent du café qui est celui qui l’a fait connaître et qui maintenant a même une suite.

Couverture Les gens heureux lisent et boivent du café

Résumé :

       « Ils étaient partis en chahutant dans l’escalier. J’avais appris qu’ils faisaient encore les pitres dans la voiture, au moment où le camion les avait percutés. Je m’étais dit qu’ils étaient morts en riant. Je m’étais dit que j’aurais voulu être avec eux. »
Diane perd brusquement son mari et sa fille dans un accident de voiture. Dès lors, tout se fige en elle, à l’exception de son cœur, qui continue de battre.
Obstinément. Douloureusement. Inutilement. Égarée dans les limbes du souvenir, elle ne retrouve plus le chemin de l’existence.
C’est peut-être en foulant la terre d’Irlande, où elle s’exile, qu’elle apercevra la lumière au bout du tunnel.

Mon avis :

         Je me suis lancée dans cette lecture sans rien connaître de l’histoire avec comme seul indice ce joli titre qui laisse à penser que le contenu du roman tournera autour de globalement : les gens heureux, les livres et du café. Je ne m’attendais donc pas à un sujet si triste abordé dès le début de celui-ci : le deuil que doit subir Diane après la perte de sa fille et de son mari dans un tragique accident de voiture. Au début de l’histoire, nous sommes plongés dans la tristesse de cette femme, jeune maman, femme épanouie, heureuse et patronne d’un café littéraire en plein centre de Paris qui a tout perdu du jour au lendemain. Celle-ci, plusieurs mois après, est encore  totalement perdue dans le dur chemin de la reconstruction, aidée seulement par son meilleur ami totalement excentrique : Félix. Pour s’échapper de la pression constante de son entourage et pour rendre hommage une dernière fois à son mari et à sa fille, elle décide sur un coup de tête de partir vivre en Irlande, dans un petit village isolé ou elle pense qu’elle pourra enfin être tranquille, seule avec son chagrin. C’était sans compter l’accueil chaleureux des irlandais et son mystérieux et brutal voisin de cottage qui l’agace constamment. Elle va, grâce à son nouveau domicile, apprendre à sortir de sa bulle peu à peu et s’ouvrir progressivement aux autres ce qui ne va pas plaire à tout le monde.
        Ce roman est typiquement le genre de roman feel-good qui se lit très rapidement et qui fait du bien au moral. On s’attache très vite aux personnages et à leurs histoires et on veut savoir comment cela va se terminer pour Diane.
     Si j’ai largement préféré le début de l’histoire, porteuse de beaucoup d’émotions et réellement touchante, j’ai un peu moins aimé la suite dans laquelle j’ai trouvé que les stéréotypes s’accumulaient en même temps que l’histoire s’accélérait beaucoup trop rapidement à mon goût. De plus, si l’auteure essaye de justifier le comportement souvent infecte d’Edward envers Diane, je n’ai pas trouvé ces justifications suffisamment valables et c’est ce qui m’a un peu rebuté dans la suite de ma lecture. Le reste du roman est quand même très agréable, on explore la vie irlandaise à travers les yeux de Diane et cela nous donne aussi une grande envie d’ouvrir un café littéraire aussi sympathique que « les gens heureux lisent et boivent du café ».

Bref, un joli roman qui se lit très vite, à emporter dans son sac de plage cet été par exemple 😉

Extrait :

– Maman, s’il te plaît?
– Clara, j’ai dit non.
– Allez, Diane. Laisse-la venir avec moi.
– Colin, ne me prends pas pour une imbécile. Si Clara vient avec toi, vous allez traîner, et on partira en vacances avec trois jours de retard.
– Viens avec nous, tu nous surveilleras!
– Certainement pas. Tu as vu tout ce qu’il reste à faire?
– Raison de plus pour que Clara vienne avec moi, tu seras peinarde.
– Maman!
– Bon, très bien. Filez! Oust! Je ne veux plus vous voir.
Ils étaient partis en chahutant dans l’escalier.
J’avais appris qu’ils faisaient encore les pitres dans la voiture, au moment où le camion les avait percutés. Je m’étais dit qu’ils étaient morts en riant. Je m’étais dit que j’aurais voulu être avec eux.

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