Sur le toit des villes.

     

      Je regarde la feuille tomber dans le ruisseau, les arbres se découvrent peu à peu de leurs parures, le vent froid se glisse à travers les carreaux des maisons, de la fumée s’échappe des cheminées, et moi, sur le toit des villes, je la regarde lentement disparaître mêlée à l’air glacé de l’hivers. Je suis d’un œil attentif les enfants courir, rire et s’emmitoufler dans leurs douces et chaudes écharpes. La dernière feuille de l’arbre est tombée, le ruisseau va geler, les fenêtres sont entièrement calfeutrées, la fumée se densifie et les enfants n’osent plus sortir de chez eux.  Moi, je suis toujours sur le toit des villes, le vent de l’hiver murmure sa douce plainte mélancolique à mes oreilles, j’apprécie ce chant si pur et l’accompagne dans une mélodie infinie qui sera emportée doucement vers l’horizon. Les flocons tombent dans la nuit, un tapis duveteux commence à se former sur le sol. Demain les enfants joueront et riront dans la neige. Et moi, je reste là, sur le toit des villes. Triste solitude qui me condamne à contempler la beauté du monde sans jamais pouvoir, un jour, espérer prendre part à cette allégresse qui semble tant réchauffer le coeur de ceux qui vivent en bas.

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