Moka de Tatiana de Rosnay

Tatiana de Rosnay m’avait beaucoup touchée avec Elle s’appelait Sarah, l’histoire d’une petite fille juive de 10 ans qui se retrouve prise dans la rafle du Vel d’Hiv et est brutalement arrachée de ses parents, elle doit donc tenter de s’en sortir par elle même. Il est impossible de finir cette lecture sans être bouleversée. Du coup, ayant adorée son style et sa façon de raconter les choses, tout en finesse et simplicité,  j’ai voulu essayé Moka dont le sujet était aussi difficile.

Couverture Moka

Résumé:

     Justine mène une petite vie tranquille entre son mari, ses deux enfants et son boulot de traductrice free-lance. Mais un mercredi après-midi, tout bascule. Un chauffard renverse son fils en plein Paris, et prend la fuite, à bord d’une berline couleur moka. Malcolm sombre dans le coma, l’enquête piétine… Seule contre tous – ou presque, Justine veut découvrir la vérité. Jusqu’au bout. Et à n’importe quel prix.

Mon avis:

      Je n’ai pas eu de réel coup de coeur comme j’en ai eu un avec Elle s’appelait Sarah, mais ce livre m’a quand même profondément touchée. Même quand on n’est pas soit même parent, il est difficile de rester de marbre à cette histoire. Les sentiments de Justine sont tellement bien retranscrits que l’on vit sa peine à travers elle. On est toujours dans l’émotion sans tomber dans le mélodrame  Il y a même une certaine forme d’humour lorsque le thème du bi-culturalisme Français-Anglais est évoqué, ce qui permet d’alléger un peu le roman. On ne sait jamais comment on réagirait dans une telle situation, ici les parents le font chacun différemment:  d’un côté, il y a le père qui reste calme et patient et attend que la police fasse son travail, d’un autre il y a la mère, complètement déboussolée face à ce drame, elle remet toute sa vie en question mais elle va aussi montrer une force et un courage qu’elle ne soupçonnait pas en elle. La relation maternelle est au coeur du roman, on voit bien tout ce qu’une mère est capable de faire pour son enfant. En effet Justine part dans une quête qui paraît impossible aux premiers abords  pour savoir qui a fait ça à son fils et comprendre le pourquoi du comment. Tatiana de Rosnay sait créer un véritable suspens avec quelques retournements de situation ce qui   arrive à nous tenir en haleine jusqu’à la fin du roman même si  j’ai trouvé celle-ci trop rapide et aurait mérité qu’on s’y attarde un peu plus. En bref  Tatiana de Rosnay réussit à nous parler d’un thème difficile sans aller vers les clichés et les exagérations, ce qui réussit  à nous toucher encore plus.

Citation et extraits:

« Le plus dur, c’était de tenir. Tenir. Calquer le quotidien sur l’horreur qui nous arrivait. Et puis le réveil. Le moment où on ouvrait les yeux, on ne se souvenait de rien, on se sentait léger, du moins le croyait-on. Puis tout revenait. Le poids qui s’installait, qui étouffait »
« Comment les gens faisaient-ils pour tourner la page ? Les gens qui vivaient un malheur ? Les gens qui connaissaient le pire ? Comment faisaient-ils ? Peut-être qu’ils ne tournaient jamais la page. Peut-être que ces pages-là, les plus lourdes, les plus terribles, on ne les tournait pas. On devait apprendre à vivre avec. Comment ? »
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